Il faut faire vite . Tel est l'argument pour justifier l'application de l'article 49 - 3 de la constitution. Une application qui permettrait de faire passer en force , à l'assemblée nationale, une loi controversée à bien des égards. Et ce même au sein de la majorité ! Certains "frondeurs" étant contraints de faire front commun derrière le #Gouvernement, histoire d'afficher une unité de pacotille.

La nébuleuse et opaque loi, sensée donner de l'oxygène à l'économie française : le fil conducteur du pacte de responsabilité, des directives de Bruxelles et de l'harmonisation Européenne.

Un gouvernement pressé de voir les résultats de sa politique s'afficher, quitte à jeter au panier les rouages de la démocratie (et cela pour la deuxième fois !!). Dès lors, il ne faut pas s'étonner que les citoyens boudent les urnes et préfèrent la douceur des premiers rayons du soleil printanier, qui eux, tiennent leur promesse !

Engager la responsabilité du gouvernement avec le 49 -3, c'est prendre seul le risque d'un échec supplémentaire.

Quarante milliards d'économie, le maintien du gel des salaires des fonctionnaires, la non revalorisation des retraites, le redécoupage des régions, le prélèvement de l'impôt à la source, le développement de l'emploi "aidé", etc... sont autant de contradictions pour l'amélioration du pouvoir d'achat des Français. L'assouplissement des droits et du contrat de travail est une revendication du patronat que le gouvernement a pris en compte dans la loi.

Le désengagement financier de l'état dans les collectivités régionales et départementales est également une contradiction de la promesse du Président de la République de ne pas augmenter les impôts. Il voulait sans doute parler de l'impôt sur le revenu, qui rentre directement dans les caisses de Bercy !

Pour les autres, cela ne dépend pas de lui. Il faudra demander des comptes aux institutions locales à qui il a coupé "les robinets". Ces institutions qui ont, par ailleurs, annoncées des augmentations conséquentes (entre 5 et 15 %) de leurs taux d'impositions.

Ce n'est pourtant pas faute de chercher des économies ou des coupes sombres dans les budgets. Le premier secteur touché est la culture , avec plus de 150 festivals annulés ou supprimés pour l'année 2015.

Les associations caritative sont en mal de subventions. Même chose pour celles qui aident les personnes agèes à domicile.

Bien sur, ces "détails" ne sont pas mentionnés dans la loi Macron. Ce ne sont que les conséquences anticipées d'un énième plan d'austérité déjà mis en place, et que subit une grande majorité de nos concitoyens.

"Il faut aller vite", dit le premier ministre, et tenir le cap.

Oui, évidemment, c'est plus facile quand on fait fi de la démocratie ! Et puis...il reste encore deux ans !

Mais attention : A défaut de changer de cap, on risque fort de changer de Président de la République !!! #François Hollande #Manuel Valls