Les violences vues à la télévision, la fermeture de la porte Maillot, la dégradation de VTC ou de véhicules UberPop sont intolérables. Après le rapport Attali enterré, le rapport Thévenoux inapplicable, voici la loi Macron qui permet la libéralisation du marché des taxis. Derrière tout cela, le Ministre de l’Intérieur Cazeneuve explique que les Uber sont illégaux, qu’ils n’ont plus le droit de circuler et que toute infraction sera durement sanctionnée par la loi. Les syndicats des taxis répondent que les décisions prises par le Ministre sont ubuesques et ne répondent pas à la question liée à la concurrence « illégale » que les différents gouvernements, de Droite comme de Gauche, n’arrivent pas à résoudre car la France est d’abord un pays de rente et un pays où le marché politique joue un rôle très important.

Les voitures UberPop sont favorables à la concurrence.

Les chauffeurs UberPop, sous anonymat, déclarent que UberPop est devenu un service d’utilité publique et qu’ils paient leurs impôts. Ils ne comprennent pas pourquoi les chauffeurs de taxis agissent ainsi. En fait, la réalité est ailleurs : les chauffeurs de taxi n’aiment pas la concurrence. C’est vrai des taxis mais aussi d’autres activités en France. Le véritable problème est que la France a beaucoup de mal à cohabiter avec la modernité et les conséquences de l’application des nouvelles technologies dans l’organisation de la production et la manière de produire des biens et des services.

Que la classe politique française soit pragmatique et prenne ses responsabilités.

La classe politique française semble dépassée par le problème actuel que posent les chauffeurs de taxi. Elle a beaucoup de mal avec les nouvelles technologies, la modernité et s’avère ainsi incapable d’anticiper les conséquences des nouvelles révolutions technologiques. La technologie avance, la France semble avoir peur de celle-ci. Il reste aux hommes politiques d’anticiper les conséquences de la modernité sur la société française car l’affaire des taxis ne fait que préfigurer les nombreuses révolutions qui ne vont pas manquer d’apparaitre dans l’existence et l’organisation des métiers qui sont appelés à s’adapter dans une économie qui devient mondiale et assez paradoxalement territoriale.

Chaque pays doit, tout en s’ouvrant à la mondialisation organiser les conditions de sa résistance. On a l’impression que la France est au milieu du gué et qu’elle semble un peu perdue, mais il n’est pas trop tard.  #Grève