L'affaire Orange et la visite en Israël de Nicolas Sarkozy, peuvent être analysées sous l'angle du coup politique. Mais il semble, dans ce cas de figure, que le coup, faute d'avoir fait des vagues, n'ai réalisé qu'un gros plouf.

En effet, bien qu'ayant usé de son réseau en la personne de Stéphane Richard - ex directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde de 2007 à 2009 sous la présidence de #Nicolas Sarkozy, et actuel PDG d'Orange - on ne peut pas dire que le résultat soit à la hauteur des risques pris.

Risques pris, à court terme, pour la société Orange, qui est liée par un contrat de licence à l'opérateur Israélien Partner, et qui conséquemment devrait dépenser des sommes astronomiques pour rompre l'accord.

Risques pris, à moyen/long termes, toujours pour la société Orange qui, comme son PDG le dit et le répète, a vocation à rester en #Israël où son image de marque perd en quelques jours ce que des années de budget publicitaire peuvent construire.

Mais encore par rapport aux autres pays de la région dont nombreux sont ceux qui ont encore une position officielle favorable au boycott. Par rapport aussi aux ONG et associations qui réclamaient une telle prise de position depuis des années. En soufflant ainsi le chaud et le froid, Stéphane Richard ne satisfait personne et plus encore, déçoit tout le monde. Une opération perdant-perdant en définitive.

Reste en dernière analyse l'avantage politique qu'aurait pu en tirer, en France, Nicolas Sarkozy. En déclarant le boycott "inadmissible", en fustigeant les diplomaties Françaises et Américaines, pour enfin clamer la dangerosité du projet de résolution que la France soumettra au Conseil de sécurité d'ici l'automne, il pouvait s'attendre à un tollé médiatique, à créer l'actualité, à imposer un rythme. Rien de tout cela. C'est tout juste si Laurent Fabius, chef de la diplomatie Française, prend la peine de lui répondre, sans même le nommer.

Essoufflement, vent de face, souvenirs échaudés de la presse, affaires en tous genres ? Qui ou quoi freine Nicolas Sarkozy ?

Les commentateurs vont jusqu'à voir dans l'invitation d'Alain Juppé à la réunion prochaine du groupe Bilderberg (un cénacle de puissants dont la particularité est de garder secrets les comptes rendus de réunions) les signes avant-coureurs de sa victoire à la primaire des Républicains, voire à la Présidence de la République. Tout cela pour une prise de risque bien minime en comparaison de l'activisme dispendieux, compréhensible mais apparemment bien inutile de son concurrent Nicolas Sarkozy.
#Palestine