Juppé, Fillon et le Maire restent vigilants pour l’organisation de la Primaire à Droite. Sans faire injure à Xavier Bertrand ou à Nathalie Kosciusko-Morizet si elle se présente, il faut noter que le match pour la Primaire se fera à quatre (Sarkozy, Fillon, Juppé, Le Maire). On a dit de Fillon qu’il est mort politiquement et que ses idées n’impactent plus, il répond que c’est le contraire, qu’il est bien vivant et qu’il ira jusqu’au bout.

En revenant à la Primaire, il est intéressant de mettre en évidence les calculs politiques différents des quatre candidats pressentis chez les Républicains. Sans faire injure au Président Sarkozy et lui prêter des intentions qui ne sont peut-être pas les siennes, on peut affirmer sans se tromper que si cela ne dépendait que de lui, il n’y aurait pas de primaire. Son lieutenant Wauquiez considère sur BFM TV que la Primaire est globalement secondaire et que c’est une machine à approfondir la division.

Pour Alain Juppé, les Primaires constituent l’unique chance de sa vie politique pour accéder à la Présidence de la République si d’aventure il gagnait les Primaires. Juppé est très sourcilleux sur le nombre de bureaux de vote (on dit que ceux-ci devraient être au nombre de 10 000) et sur les électeurs du Centre et de la Droite qui doivent signer une charte d’adhésion aux valeurs de la Droite. Il dit qu’il sera très vigilant car il ne souhaite pas que l’électorat se réduise uniquement aux militants et sympathisants des Républicains. Sur cette base, il serait sûr de perdre la Primaire car Sarkozy a compris une maxime chiraquienne en politique  « pour gagner, il faut contrôler le parti », ce qu’il vient de faire en se hissant à la tête du parti des Républicains.

Pour Fillon, les choses sont beaucoup plus compliquées, il a été sifflé comme Juppé le 30 mai à la Porte de la Villette, mais il paie surtout ses stratégies illisibles en matière de décision politique (duel fratricide avec Jean-François Copé, propos ambigus sur le Front National, sa volonté de remplacer Sarkozy mais sans le dire réellement). Bruno Le Maire va poser sa candidature comme acte de témoignage pour démontrer qu’il compte au sein du parti, mais il prépare l’élection de 2022.

Sarkozy attend ses adversaires de pied ferme et compte tirer avantage des élections départementales gagnées par la Droite et le Centre, mais surtout des élections régionales à venir pour déposer complètement ses adversaires comme on le dit en compétition cycliste au pied du trône de la Primaire. Attention, il faudra qu’il se méfie des autres candidats car la partie n’est pas gagnée et elle ne fait que commencer.  #Élections #Nicolas Sarkozy