En arrivant à la Réunion pour une visite officielle sans ses enfants, le Premier Ministre #Manuel Valls reconnait qu’il a commis une faute politique en utilisant l’invitation de Michel Platini de l’UEFA comme prétexte pour emmener ses deux garçons. On peut dire aussi que la faute a été commise avant car le Premier Ministre n’a pas su répondre immédiatement à l’attaque des journalistes qui l’accusaient d’utiliser les avions de l’Etat pour se faire plaisir. Il aurait dû très rapidement dire « Voilà, j’ai été à Berlin avec mes deux garçons et comme cela pose problème, je rembourse le voyage de mes deux garçons, pas le sien car on suppose qu’il a été invité par Platini pour discuter de la Coupe d’Europe 2016 organisée par la France. Manuel Valls a-t-il dit la vérité ? Si c’est le cas, il n’y a rien à redire, dans le cas contraire, il doit payer le montant de son déplacement sur ses propres deniers.

Que montre cette rocambolesque affaire ? La France essaie de se parer d’une vertu de non corruption à l’image des pays nordiques, comme la Suède, la Finlande, la Norvège ou le Danemark. Peine perdue car la France reste à l’image des autres pays où la corruption est la règle. La France passe son temps à donner des leçons de maintien, de probité à d’autres pays et à d’autres dirigeants politiques. Il faut qu’elle regarde d’abord la poutre qui se trouve dans ses yeux à Droite comme à Gauche.

La France deviendrait-elle morale ? Si c’est le cas, c’est une victoire pour l’humanité qui accepte ses conseils en matière de moralité. Dans le cas contraire, l’affaire Valls est un épiphénomène et il n’y a pas lieu d’en faire toute une tarte à la crème. La plupart de nos dirigeants politiques trichent et utilisent les privilèges de l’Etat à leur guise. Soyons sérieux, le Premier Ministre va rembourser les 2500 euros. S’il doit voyager avec ses enfants, il fera attention, sera plus discret et les enfants pourront voyager avec lui dans le Falcon gouvernemental.

Allons chers citoyens, vous savez que nous faisons passer nos enfants avant les autres pour un stage, pour un emploi dès lors que nous occupons une position officielle. Arrêtons de taper sur le Premier Ministre, c’est malsain car nous sommes comme le Premier Ministre, nous privilégions d’abord les nôtres malgré les grandes déclarations de probité et de morale. De grâce le Premier Ministre rembourse et l’affaire s’arrête là. Nous ne sommes pas plus moraux que le Premier Ministre. Messieurs les journalistes, circulez, il n’y a plus rien à voir.