Depuis quelques mois, Dominique Strauss-Kahn fait entendre sa voix, certains disent sa petite musique concernant les questions de #Politique économique du moment. Qu’il s’agisse de la crise grecque ou des solutions apportées par le FMI dont il fut le Directeur, DSK montre que son expertise économique reste intacte. Il propose des solutions alternatives crédibles en faisant la différence entre les éléments de la croissance et ceux liés à la dette. Il montre que le Fonds monétaire international mélange les problèmes et reste sous l’emprise de marchés financiers. En intervenant publiquement et internationalement, DSK montre que ni le Fonds monétaire, ni sa Directrice Christine Lagarde ne sont à la hauteur des enjeux grecs. Il conseille la plupart des pays d’Europe de l’Est, il n’organise pas encore de conférences économiques médiatisées, mais cela ne saurait tarder s’il en a envie. On peut penser qu’il a la capacité et les compétences professionnelles pour le faire. Il maîtrise parfaitement l’Anglais, l’Allemand et d’autres langues.

Après ses déboires judiciaires concernant sa vie personnelle, DSK est en train de tourner une page de sa vie pour en ouvrir une dans laquelle il excelle : l’expertise économique. DSK est l’un des économistes français les plus accomplis en France, même s’il n’a pas été nobélisé comme Jean Tirole de l’école de Toulouse. Il faut se rappeler que c’est Dominique Strauss-Kahn qui a permis à la France de basculer progressivement dans l’euro sans encombre. C’est aussi grâce à sa pédagogie que la plupart d’entre nous, Français, avons commencé à nous accoutumer au maniement de l’Euro.

Que Dominique Strauss-Kahn revienne dans la sphère politique, mais surtout économique, française est mal perçu par certains Français, souvent proches de lui, car, pour la plupart d’entre eux, ils ont peur qu’il redevienne important. D’autres au Parti socialiste estiment qu’il a payé pour ses fautes et pour sa dette morale. Le Parti socialiste serait donc prêt à lui rouvrir ses portes pour une circonscription élective éventuelle. DSK ne dit rien, se contente de son expertise économique et de faire prospérer ses affaires avec plus ou moins de bonheur en fonction des partenariats de business qu’il établit avec ses différents associés.

Il faut espérer que le retour de l’ancien Directeur du Fonds monétaire international se fasse réellement car la France a besoin de son expertise et de sa connaissance de l’analyse économique. Ce n’est pas faire injure à l’actuelle Directrice du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, qui parle parfaitement Anglais mais se contente de reprendre les notes de ses conseillers techniques dans le domaine économique: sa formation est juridique et non économique, même si elle a été Ministre de l’économie en France mais tout le monde sait qu’un poste de Ministre en France est d’abord politique avant d’être professionnel.

Que pourrait gagner la France d’un retour de DSK aux affaires ? Il est capable de réfléchir sur le long terme et de construire une stratégie économique qui manque réellement à la France. La France se contente de mesurettes, de libéraliser le marché du travail, de répondre de façon urgente au blocus de l’autoroute A13 et des grandes sites touristiques (Mont Saint Michel, Lascaux 2, …) par les éleveurs sans donner une vision et un projet d’ensemble qui doit permettre aux Français de réfléchir et de travailler collectivement pour un projet futur. DSK n’est peut-être pas l’homme idoine, mais au moins, sur le plan économique, il a une vision qui semble manquer à la plupart des hommes politiques français actuels à Droite comme à Gauche qui semblent plus préoccupés par leur réélection que par la France.

Que l’ancien Directeur du Fonds monétaire international décide de son retour réel dans la vie politique française organise un agenda, ce qui lui évitera d’être virtuel car la France a besoin de son expertise économique.