Sommes-nous au royaume des pieds nickelés ou des ripoux ? Ce n’est pas à nous de répondre mais à la #Justice qui vient de mettre en examen deux journalistes dont la réputation semble être établie dans le domaine de l’investigation. Ils demeurent en liberté sous caution judiciaire, ils crient haut et fort leur innocence et disent avoir été piégés par le royaume chérifien. Mais tout de même, on croit rêver ! Si les faits sont avérés, on peut se demander : dans quel monde sommes-nous ? De deux choses l’une, ou les journalistes sont sûrs des informations et des découvertes que garde sous le coude leur maison d’édition Le Seuil (Pourquoi demander de l’argent ? La maison d’édition était-elle au courant ou non ? Les journalistes ont-ils agi de leur propre gré ?) , ou ce sont des informations mensongères.

 

Pourquoi la corporation des journalistes est-elle silencieuse sur cette affaire ? Ce n’est pas toujours le cas quand il s’agit d’un homme politique.

 

Dans les deux cas, on ne peut être qu’outré en tant que citoyen de savoir que des journalistes dont la mission est d’informer l’opinion et donc qui gagneraient honnêtement de l’argent en vendant leurs livres, pratiquent des méthodes en amont dignes de la mafia et de la corruption. Il y a là un aspect moral qui n’est pas acceptable. C’est à la justice de dire les faits, mais en tant que citoyen on ne peut pas accepter moralement la pratique de nos deux journalistes. Assez bizarrement la corporation ne dit rien, elle qui est souvent empressée à taper sur les hommes politiques qui sont accusés de malversations financières ou de détournements. Nous sommes d’accord que la présomption d’innocence doit jouer ici, même si, selon les informations reçues, il est dit que les deux journalistes ont encaissé 80 000 euros, soit 40 000 euros chacun. La justice a du pain sur la planche. La corporation des journalistes demeure silencieuse et on peut se demander pourquoi, même si on est d’accord pour reconnaitre que c’est à la justice de qualifier l’acte de nos deux impétrants en mal d’argent.

Au nom de la morale et de l’éthique, sans anticiper le jugement au fond de la justice, nous avons le droit de nous indigner à cause de cette mise en examen.

 

Nous sommes citoyens, nous recevons l’information de professionnels, ou considérés comme tels, et donc au nom de la morale et de l’éthique nous avons le droit de dire notre sentiment, même si nous ne nous substituons pas à la justice. Il ne s’agit pas de livrer Laurent et Graciet à la vindicte populaire mais leur acte est répréhensible et le silence de la corporation est éloquent. Ce sont les hommes politiques qui doivent rigoler sous cape : tel est pris qui croyait prendre. Quand on veut de l’argent, on travaille, on ne recourt pas à la corruption pour ensuite donner des leçons de morale à la terre entière, surtout aux lecteurs que nous sommes.

 

Il faut espérer maintenant que la justice aille jusqu’au bout en disant haut et fort quelles sont les responsabilités réelles de Laurent de et Graciet. Pour l’instant les concepts de piège, de chantage ou d’entourloupe ne sont que des vains mots pour amuser la galerie. Quand on a un peu de morale, cela n’amuse personne.

 

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/08/comment-penser-la-republique-et-la-democratie-de-nos-jours-en-france-00517657.html

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/05/une-saga-politico-judiciaire-retentissante-00415729.html #Journalisme #Entreprise