En 2014, Manuel Valls, Premier Ministre, avait déclaré son amour des entreprises à la tribune de l’Université d’été du MEDEF. Les différentes mesures prises pas Hollande/Valls en direction des entreprises (CICE et autres…) ne trouvent pas grâce aux yeux du patronat car Monsieur Gattaz dit que le #Gouvernement doit continuer à faire des efforts en baissant de façon radicale les charges, en réformant le code du travail. Il va plus loin : il estime que la croissance en toile ondulée, entre 0 et 1%, ne permet pas aux entreprises d’embaucher. La crise de la bourse de Shanghai et ses conséquences apportent de l’eau au moulin de Monsieur Gattaz. Le gouvernement reste sans voix.

 

A y regarder de près, on peut constater que Hollande a perdu son pari car quelles que soient les réformes fiscales (réforme de l’Etat et des dépenses publiques) et les réformes sociales éventuelles comme la suppression du CDI qui introduirait plus de flexi-sécurité à la danoise, les entreprises françaises n’embaucheront pas. Quelles sont les raisons de cette inertie patronale ?

 

  • Les entreprises françaises ont largement perdu en termes de compétitivité par rapport à d’autres entreprises européennes. Elles restent fondamentalement ancrées sur la notion de service, alors que la compétition actuelle est fondée sur le poids de l’industrie et des produits industriels de grande consommation. L’automobile française ne suffit pas.

 

  1. Les grandes entreprises françaises savent ce que représente la compétition internationale, mais pas les petites qui souvent n’ont ni ressources humaines adaptées, ni produits capables d’amorcer le cycle production, investissement et retour positif sur l’investissement. La plupart des petites entreprises ont comme horizon le marché national et quelques fois européen. Elles se plaignent de leurs marges et taux de marges qui se dégradent et qui ne favorisent pas l’investissement.

 

  • A la différence des petites et moyennes entreprises allemandes qui sont de taille plus importante que leurs homologues françaises, les PME allemandes ont comme horizon le marché mondial. De plus, les politiques discriminantes en matière de ressources humaines des entreprises françaises éloignent de leurs décisions en matière d’embauche un certain nombre de Français issus de l’immigration dont les compétences dans des domaines variés (informatique, langue étrangère, etc.) sont reconnues. Les entreprises françaises réclament tout à la fois : une baisse des charges, une réforme du code du travail mais ne font rien pour mettre en place des modèles stratégiques pour conquérir les marchés extérieurs et donc pour avoir des commandes.

 

  • Les crises extérieures sont toujours un prétexte pour les entreprises françaises pour garder l’arme au pied et ne surtout pas agir en demandant toujours au gouvernement d’accélérer les réformes et d’agir vite et fort.

 

  • Nous sommes dans un marché de dupes dont le gouvernement socialiste est en train de payer les frais pour ne pas avoir suffisamment réfléchi sur l’ADN du patronat français qui attend tranquillement l’alternance politique en 2017. Les socialistes se sont pris les pieds dans le tapis en déclarant leur amour pour l’#Entreprise et justement comme en amour les paroles n’engagent que ceux qui les entendent or le patronat n’a pas entendu les belles paroles socialistes. Tout le monde ment dans cet univers français en crise. Dommage pour les populations et pour l’emploi qui sera condamné à la précarité permanente dans notre pays, la France.

 

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/08/les-quatre-defis-de-francois-hollande-le-president-est-dans-la-nasse-00522641.html

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