Après un débat sans vote au parlement sur les « relations » entre la France et l’État islamique, le Premier ministre, Manuel Valls, a estimé en légitime défense et en autonomie que la France va bombarder l’État islamique après avoir reconnu ses cibles et dressé une cartographie des lieux. Il faut noter que la France fait le choix sélectif de bombarder et non d'intervenir au sol. L’État islamique n'est pas le Mali et on peut penser que les djihadistes de Daesh sont mieux entraînés et plus compétents dans le maniement des armes que ne l'étaient les Djihadistes qui ont attaqué le Mali.

Pas d'engagement des troupes françaises au sol selon le Président Hollande.

Hollande a compris qu'engager la France au sol pouvait se traduire par des dommages directs très importants en termes de mort de soldats français, ce qui pourrait apparaître comme inacceptable par l'opinion publique française qui estime que ce n'est pas sa guerre. Nicolas Sarkozy, ancien chef de l'Etat, a dit son opinion pour un engagement total sur le terrain grâce à l'intervention des pays du Golfe qui recevraient l'appui logistique, matériel et militaire des pays occidentaux. Le problème est que cette solution est limitée dans la mesure où l’État islamique au début a reçu le renfort et l'écoute de certaines pétromonarchies qui commercent avec la France et que la France ne peut dénoncer pour des raisons commerciales et politiques (c'est vrai pour la France, comme les Etats-Unis et les autres pays occidentaux), ce qui permet à es pétromonarchies de jouer un double-jeu : dénoncer l'Etat Daesh tout en ayant des relations cachées avec lui et financer les camps de réfugiés en Jordanie et au Liban.

Comment expliquer l'attentisme et la bienveillance de certaines pétromonarchies vis à vis de Daesh

Les pétromonarchies jouent un double-jeu et ne se pressent pas pour se débarrasser de l’État islamique car au Moyen-Orient la question syrienne est à la fois politique et confessionnelle. Bachar Al Assad, chiite, est soutenu par l'Iran et le Hezbollah (Liban), ce qui l'heur d'énerver les pétromonarchies du Qatar, de l'Arabie Saoudite et d'autres pays arabes comme la Turquie ou le Pakistan. L'intervention au sol des troupes armées est difficile car la communauté internationale ne parle pas d'une même voix. Les Américains, échaudés par l'Afghanistan et l'Irak, ne sont pas prêts à engager des troupes. Les membres de l'#Union Européenne ont longtemps ignoré le problème syrien et ne regardent l’État islamique qu'à travers le prisme déformant du terrorisme, ce qui est une fausse lecture car pour l’État islamique, et selon les travaux des nombreux experts du Moyen-Orient les djihadistes de Daesh veulent soumettre l'Occident par tous les moyens.

Avec les migrations venant d'Irak, de Syrie, avec l’État Daesh qui, selon certains sources, bat monnaie, lève de impôts et fait du commerce implicite avec certains Etats du Moyen-Orient, l'Europe est devant un sacré problème pour les années futures. Comment éradiquer au sol en détruisant la logistique meurtrière de Daesh, comment résoudre le problème syrien avec Bachar ou sans Bachar, comment intégrer les nouveaux acteurs politiques majeurs comme la Russie et la Chine pour une solution finale et de sortie de crise ? #François Hollande #Etat Islamique