Au moment où la France est confrontée à des querelles vieilles comme le monde, relatives au partage, à l’acceptation des migrants syriens et des peuples venant d’autres continents, Alfortville, ville du Val de Marne, vient d’inaugurer une école portant le nom d’un ancien Premier Ministre français socialiste,  Pierre Bérégovoy, d’origine ukrainienne. Pierre Bérégovoy était d’origine modeste, il a réussi à s’élever par son travail et sa patience. Au moment où la France est partagée entre le repli sur soi et l’ouverture à l’autre, cette inauguration est un acte politique important comme l’a rappelé le Sénateur-maire d’Alfortville, Luc Carvounas,  et la Ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem. A cette inauguration assistaient la rectrice de l’Académie de Créteil, Madame Bérégovoy, Claude Bartolone, Président de l’Assemblée nationale et candidat au poste de Président du Conseil régional Ile de France, et d’autres personnalités de la République.

 

Pourquoi la France a-t-elle peur alors qu’elle a des atouts ?

 

La France cherche les points de ralliement dans la République. La France se déchire sur la façon de vivre-ensemble, la France est perdue dans le nouveau monde de la modernité, de la mondialisation, de la compétition et de l’efficacité, et pourtant, elle possède des atouts. La France a toujours su intégrer les citoyens venus d’ailleurs, les citoyens de l’humanité. Alfortville, ville du Val de Marne, par son histoire a accueilli les Arméniens et les Grecs qui ont fui le régime turc et aujourd’hui elle s’apprête à accueillir des familles syriennes, gardant ainsi son label du vivre-ensemble.

Néanmoins, si l’école Pierre Bérégovoy doit permettre aux enfants alfortvillais d’origines diverses de vivre ensemble et de chanter la Marseillaise, encore faut-il que la République ne soit pas un leurre quand ils vont grandir et chercher un emploi. Bernard Cazeneuve, Ministre de l’intérieur, a réuni, ce samedi 12 septembre à la Maison de la chimie à Paris, 700 maires pour expliquer les conditions d’organisation de la logistique visant à recevoir les migrants.

 

Quels liens entre les migrants et l’inauguration de l’école Pierre Bérégovoy à Alfortville ?

 

Au-delà de la ville d’Alfortville, les remarques ci-dessous concernent toutes les villes de France.

  1. Les nouveaux migrants vont modifier les populations des villes qui vont les accueillir.
  2. Il faut que les villes leur trouvent des logements, sans oublier que, dans ces mêmes villes, il y a de nombreux citoyens qui attendent un logement depuis de nombreuses années et qui, pour la plupart, sont au chômage, sont volontaires pour travailler et ne trouvent pas d’emploi même quand ils sont diplômés.
  3. Il faut expliquer aux populations pourquoi l’Allemagne accueille plus de réfugiés que nous : le modèle allemand est performant sur le plan économique, Angela Merkel, la Chancelière, a décidé de consacrer 6 milliards pour les réfugiés.
  4. Les villes doivent créer les conditions pour que la mixité grandissante qui ne fait que commencer du fait des  guerres et qui, dans les prochaines années, va devenir plus importante à cause des conditions climatiques dans le monde, n’entraîne pas des oppositions brutales entre les diverses populations.

 

Bon vent aux enfants de l’école Pierre Bérégovoy d’Alfortville, ville qui s’apprête à accueillir des migrants, un défi à relever par tous les Alfortvillais et tous les Français : comment respecter la citoyenneté et la République ? #Education #Gouvernement #Syrie