A trois mois des élections régionales, la gauche radicale envoi une bien triste image de son éparpillement, bien loin de la vague "rouge" issue des urnes en Grèce et en Espagne. Des pays qui ont su rassembler autour d'une idée politique largement partagé par ses peuples.

Le peuple Grec a eu le courage et l'audace d'amener au pouvoir les forces contestataires de l'hégémonie Européenne, même si Alexis Tzipras a du, contraint, forcé et isolé, négocier pour éviter la ruine et la misère de son pays.

Le séisme référendaire du 5 juillet dernier a été un message fort et clair , entendu par Bruxelles et qui ne restera pas sans lendemain. Les dirigeants Européens étudient désormais d'un peu plus près des moyens moins contraignants pour les peuples afin d' alléger les dettes des pays de l'Eurogroupe. D'autant que certains états Européens brandissent la menace d'un référendum, ce qui pourrait faire voler en éclat le principe même de l'union occidentale. 

Le choix de l'idée d'une politique anti-austéritaire a également conduit le parti Podémos en Espagne à la tête des 3 plus grandes villes du Pays.

Aussi bien en Grèce qu'en Espagne, des alliances se créent , des coalitions se cherchent pour gagner les prochaines élections . Le tonitruant économiste Thomas Piketty est même devenu le conseiller de Pablo Iglésias, leader de Podémos, qui vise le poste de chef du gouvernement au législative de décembre prochain.

Cette volonté de rassemblement de la gauche radicale est un espoir pour une alternative nouvelle. Et ce, même s'il existe des divergences sur les programmes politiques des partis. Il faut savoir faire des concessions. 

Et en France !

Dans notre pays, la seule alternative possible à l'heure actuelle est le front national. Tout le monde la sait, personne ne le dit. Débarrassé du "détail" du parti (Jean Marie Le Pen) , Marine le Pen renove et construit un programme politique sérieux, crédible, qui trouve écho dans la population. Elle fait figure aujourd'hui de contre pouvoir de ce qu'elle appelle l'UMPS.

Et la gauche dans tout ça !

Elle est au pouvoir. La libérale, l'ultra mondialiste, celle dont on distingue à peine les quelques différences avec la droite ultra libérale  .

Et .... à la gauche de la gauche !

Le grand bazar, où l'on préfère faire des constats que prendre des décisions, mettre en avant les incompatibilités plutôt que les convergences. On peut tout de même se féliciter de quelques alliances dans les régions pour les prochaines les élections.

Mais entre les frondeurs du PS qui craignent la fragmentation de la gauche (c'est déjà fait) , les dissidents d'Europe Ecologie les Verts qui créent un nouveau parti pour se rapprocher du centre, Jean Luc Mélenchon qui voudrait voir EELV rejoindre le Front de gauche, les divergences annoncées entre le PCF et le Front de gauche.... Ce grand puzzle ne donne pas l'impression d'être en ordre de marche pour gagner quelque élection

que se soit ! 

Les électeurs ont besoin de clarté, de rassemblement et de propositions dans lesquelles ils se retrouvent pour construire une vraie alternative. 

Hélas ......

"La dispersion c'est la disparition" , à dit François Hollande  dans sa conférence de presse. Il n'est pas loin d'avoir raison !!!!! #Paris politique