Arrêtons d'accabler Nadine Morano car tout a été presque dit la concernant. Nous reprenons ces éléments sans forcément les accepter mais nous les utilisons pour nos besoins de démonstration. Morana a été traitée de femme blonde, avec ce que cela implique comme injure dans la société française, c'est à dire sans cerveau et sans savoir historique établi. Ce propos ne s'adresse pas à toutes les blondes mais à Morano qui est blonde. Guy Bedos, comédien et humoriste bien connu, l'a traité de tous les noms en utilisant un mot d'esprit et il a été relaxé par le Tribunal. Nous n'allons pas ajouter de tombereau d'injures à son égard. Nous avons trop de respect pour l'être humain et pour Madame Morano en tant que femme citoyenne, pour nous alourdir la langue la concernant. Il se dit ici où là qu'elle n'est pas très instruite et encore très peu cultivée en dépit d'un diplôme d'études supérieures en communication.

 

 

Morano est députée européenne, elle conduit une liste LR aux élections régionales en région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes, et certains de ses colistiers demandent au minimum des excuses et au maximum une exclusion. Morano a été critiquée par les ténors du LR, comme Nathalie Kosciusko -Morizet ou Alain Juppé qui s'est excusé auprès des Français d'Outremer en reconnaissant leur francité et leur citoyenneté dans la République malgré leur phénotype un peu foncé.

 

 

Kosciusko- Morizet est allée plus loin en déclarant que si le bureau politique LR demandait l'exclusion de Morano, elle signerait cette exclusion des deux mains. On attend une décision de Nicolas Sarkozy qui dit ne pas devoir punir nationalement Morano. On ne comprend pas très bien, il faut une explication de texte, Monsieur le Président du Parti Les Républicains. Certains mauvais esprits, ou éclairés, estiment que les saillies verbales de Morano favorisent et préparent le lit électoral de Sarkozy qui aurait besoin des voix de l'extrême droite (anciens de l'#UMP qui auraient migré vers Marine le Pen), pour gagner les primaires et, qui sait, les élections présidentielles de 2017.

 

Arrêtons de nous égarer et revenons à l'essentiel. Morano dit que cette phrase n'est pas d'elle (on s'en serait douté, compte tenu du niveau d'instruction et de culture historique de l'impétrante), mais d'Alain Peyrefitte, ancien Ministre du Général de Gaulle et académicien qui aurait dit que, pour le Général, la France est judéo-chrétienne et de race blanche. Pour Ernest Renan, la France est d'abord une communauté de destins qui puise sa force dans un rassemblement de Français aux origines diverses (Gaulois, Empire français d'Afrique, Juifs et toutes les populations migrantes espagnoles, italiennes etc. qui ont peuplé la France).

 

Et si Madame Morano disait tout haut ce que la plupart de nos compatriotes pensent tout bas ? Les incertitudes liées à la mondialisation, l'incapacité des politiques et des partis à dessiner un avenir crédible pour les militants, les sympathisants et les votants, les déséquilibres géopolitiques du monde, la peur du terrorisme constituent autant de peurs qui libèrent la parole d'une Nadine Morano. En France, la peur de l'autre, connoté religieusement comme étant non chrétien, accentue la suspicion et favorise la parole, si délétère soit-elle, comme celle de Nadine Morano.

 

Il faut condamner Morano au nom de ce qu'est la communauté historique française, mais il faut l'aider à redevenir une femme débarrassée de ses peurs et de ses émotions enfantines qui continuent de la hanter à l'âge adulte. #Élections #Racisme