Les élections régionales font peur au Parti socialiste car il craint une déroute pour ses listes : c’est la vérité, à moins d’un miracle, le PS va connaitre une déroute électorale et conserver éventuellement deux ou trois régions, peut-être plus, à voir. Le PS est empêtré dans ses divisions avec ses alliés Les Verts et le Front de Gauche qui se « mélenchonnisent ».  Le Parti socialiste va connaitre une défaite qui ne tient qu’à lui-même. Le PS n’a pas su renouveler son programme républicain et s’est contenté du programme minimum : bâtir des alliances de circonstance avec Europe-Ecologie-Les Verts, le Front de Gauche et dénoncer l’existence du #Front National. Ce n’est pas avec cela que l’on construit un projet de société car, n’en déplaise au PS et au parti les Républicains (ex UMP), la plupart de nos compatriotes français sont d’accord avec les idées du Front national. L’immigration sera au cœur du débat des élections régionales et des présidentielles en 2017. Par rapport aux partis républicains, il semble que le Front national a une longueur d’avance sur cette thématique et quand on voit la cacophonie actuelle en Europe concernant les migrants et l’espace Schengen, #Marine Le Pen et le Front national n’ont même plus besoin de faire campagne.  Les idées du Front national sont éloignées avec ma conception de la République, mais en tant que modeste observateur de la vie politique de mon pays, je suis obligé de reconnaitre que les partis républicains de droite et de gauche ont beaucoup de mal à mettre en place un corpus intelligible et pragmatique visant à contrarier la montée en gamme et en régime de Marine le Pen et du Front national.

 Récemment un Ministre socialiste important, comme le rapportent les journaux, a demandé une fusion des listes du PS et de LR pour empêcher la victoire du Front national en région PACA et dans le Nord. Les responsables du parti Les Républicains et du PS ont refusé tout net l’alliance en estimant que cette alliance contre-nature servirait Marine Le Pen et ne favoriserait pas le débat démocratique. Ils ont raison et tort en même temps. Ils ont raison car l’acronyme UMPS serait porté en étendard par Marine Le Pen qui apporterait des preuves de la collusion des « partis du système ». Ils ont tort car, chaque fois qu’il y a eu alliance entre la Droite et la Gauche républicaines pour les élections régionales, la République a toujours gagné. C’est vrai, nous avons affaire à une classe politique de Droite et de Gauche pas très courageuse, plus apte aux discours de camouflage qu’à une prise de décision courageuse. Le peuple semble plus pragmatique que notre classe politique qui se contente de répéter les mêmes choses concernant le Front national depuis de nombreuses années, sans voir que le Front national pille leur corpus pragmatique et selon les situations se positionne à droite ou à gauche et au nom du peuple. C’est vrai des débats sur l’Europe et sur l’avenir de la France. Marine Le Pen doit remercier Phillipot pour l’exercice de haute voltige et d’intelligibilité. Ainsi va notre pays et l’histoire qui l’inspire et qui montre que le courage est à géométrie variable pour la plupart de nos responsables politiques.

 Les Républicains ont raison : cette attitude, même si elle est critiquable car la fusion permettrait au Parti socialiste de se sauver de la « déroute » et d’avoir des représentants au sein des exécutifs régionaux, ne doit pas être l’alpha et l’oméga de la vie politique démocratique fondée sur le débat et sur les oppositions idéologiques. On critique Sarkozy par son empressement, sa volonté d’aller braconner sur les terres du Front national et, comme je l’ai toujours dit, la vie politique est ouverte. Aucun parti n’est propriétaire de ses électeurs. En matière de communication politique, les dirigeants de Droite comme de Gauche doivent savoir que la compétition politique vise à débaucher chez l’adversaire, au nom de la conviction et des idées, les électeurs que l’adversaire pense être les siens. #Élections