Sarkozy, Président du parti les Républicains, met en place une nouvelle façon de faire de la politique en France. On a tout dit de Sarkozy, fébrilité, nervosité, renoncement, mais on finit par reconnaître que l’homme a sauvé la France de la crise financière de 2008. On a reconnu que l’homme a permis aux Français de pouvoir bénéficier de leur pouvoir d’achat grâce aux heures supplémentaires défiscalisées. François Hollande, Président de la République, vient de reconnaître à Sarkozy la lucidité de la TVA sociale comme argument intelligible contre la hausse des impôts. Pour dire les choses autrement, Hollande reconnait à Sarkozy les lettres de la lucidité économique.

 

Sarkozy est revenu aux Affaires après la piteuse période de l’ex-UMP (Fillon contre Copé se sont étripés et déchirés. Sarkozy, à la tête des Républicains, a décidé de modifier sa façon de faire de la politique: démocratie participative, démocratie des sondages. Ce sont des concepts énoncés qui ne trouvent pas d'application concrète sur le terrain. Sarkozy inaugure une autre façon de faire de la politique, il change la mécanique traditionnelle de la décision du haut vers le bas en faisant anticiper celle-ci par les décisions du bas, à savoir le peuple des militants. Il envoie un questionnaire aux militants des Républicains et leur demande leur sentiment sur la politique d’immigration articulée autour de 12 questions. Sarkozy estime que cette façon de faire est liée à l’existence d’un grand mouvement politique du 21ième siècle et il pense que c’est en faisant cela que les Français vont retrouver le goût de la politique et qu’ils pourront faire confiance en leurs dirigeants.

 

Sarkozy inaugure la stratégie des référendums populaires et des votations à la Suisse. On a suffisamment critiqué Sarkozy à propos de son sur-moi et de son moi-je. Il faut reconnaître que l’homme politique, après sa défaite en 2012, a compris la volatilité des comportements des journalistes et des commentateurs multiples de la vie politique française. Tout le monde sait que l’immigration sera au cœur de l’élection présidentielle de 2017. Tout le monde sait que les migrations syriennes, afghanes, irakiennes et à un moindre niveau somaliennes et africaines, vont modifier la composition démographique des populations européennes et françaises en introduisant des demandes nouvelles en termes de reconnaissances identitaires. La laïcité, socle de la république, devra trouver une nouvelle existence avec ces nouvelles demandes. 

 

Les migrations du Moyen-Orient ont montré qu’il faut repenser Schengen. Sarkozy l’a dit avant tout le monde. Il reste aux dirigeants européens de s’interroger sur les modalités nouvelles d’un Schengen 1, 2, 3 voire 4. L’Europe connait une #Crise économique, les nouveaux migrants vont modifier la structure démographique des populations de l’Union européenne. Les nouvelles populations, au nom de la laïcité et des droits humains, auront des revendications et des droits qu’il faudra satisfaire. Comment l’Europe entend-elle résoudre ces problèmes ? Après une générosité inexplicable, si ce n’est que par des faits historiques (shoah), Mutti Merkel a ouvert grand les frontières de l’Allemagne aux migrants du Moyen-Orient avant d’imposer un contrôle. #Nicolas Sarkozy, au-delà des critiques des journalistes (qui ne vont pas manquer) sur sa stratégie de « coinçage » de ses rivaux que sont Juppé, Fillon ou Le Maire, entreprend une nouvelle façon de faire de la politique en direction des militants. Ce n’est pas le cas du Parti socialiste. Les primaires vont se tenir au sein des Républicains, on peut noter que, sans être partisan et insultant vis-à-vis des autres candidats, Nicolas Sarkozy inaugure une autre façon de faire de la communication en politique en direction des militants. #François Hollande