Après la manifestation des policiers devant le ministère de l'Intérieur, c'est au tour des avocats de montrer leur mécontentement contre la politique de Mme Taubira, garde des sceaux de son état. En effet les avocats font #Grève empêchant bien entendu les audiences de se tenir comme prévu. Le président de la profession en France, M. Pascal Eydoux, a même parlé d'un « mouvement plus fort » en généralisant le grève à tous les professionnels du barreau, quel que soit leur spécialité.

Mais d'où vient ce mécontentement ?

Jeudi 15 octobre une loi a été votée et oblige désormais les avocats à devoir payer eux-même l'augmentation accordée à l'aide juridictionnelle. C'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ce même jour, Mme Christiane Taubira s'était exprimée sur France Inter en différenciant le « barreau de base » au « barreau d'affaire », sous-entendant selon les intéressés qu'elle distingue les « bons » des « mauvais ».

Le problème vient aussi du fait que la garde des sceaux a refusé, jusqu'à maintenant, de s'entretenir avec les représentants de la profession. Refus pris, à tort ou à raison, comme un mépris envers les avocats.

Dès le lendemain, donc vendredi 16 octobre, seulement 38 barreaux sur 164 continuaient d'attribuer des avocats à l'aide juridictionnelle.

Certains ont bien tenté de trouver une parade à cette pénurie des professionnels du barreau, en s'appuyant sur une jurisprudence autorisant dans des circonstances exceptionnelles les audiences sans avocats justement. Mais ceux-ci répliquent que d'autres arrêts vont dans le sens contraire.

L'avis du bâtonnier de Paris

M. Sur est le bâtonnier de Paris, c’est-à-dire le porte-parole des avocats inscrits dans son barreau, et il n'approuve absolument pas la garde des sceaux.

Il déclare dans un interview au Figaro: « l’État ne prend pas ses responsabilités, […] la dévalorisation de notre métier est le fruit de la politique menée par un #Gouvernement socialiste qui ne cesse de répéter son attachement au bon fonctionnement des services publics ».

L'avis des autres personnalités politiques

M. Macron, le ministre de l’Économie, qui était présent au Congrès du Conseil national du barreau, s'est abstenu de tout commentaire. Déjà très critiqué par certains pour avoir travaillé dans une banque et être ministre de gauche, il n'a probablement pas envie de s'exposer dans une nouvelle polémique.

M. Eckert, le ministre du Budget (qui est d'ailleurs prévu déficitaire en 2016), a déclaré purement et simplement que cette nouvelle contribution était un impôt. De quoi laisser méditer.

Taubira dans la tempête

La politique de la garde des sceaux avait à nouveau suscité des interrogations lorsqu'un évadé avait braqué un commerce et blessé un policier dans sa fuite. Elle est encore aujourd'hui remise en question par la profession des avocats qui est clairement outrée de ses décisions et donc des répercussions qu'elles ont.

Un sondage du Figaro montre que 94 % des votants (sur un total de 20 558) ne souhaitent pas voir Mme Taubira maintenue dans ses fonctions après les élections régionales. Peut-être que ces 94 % n'ont pas non plus oublié qu'elle a commencé sa carrière politique dans un mouvement indépendantiste en Guyane (le MOGUYDE) et qu'elle a dirigé le magazine tout aussi indépendantiste Mawina.

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/10/referendum-permanent-au-sein-du-ps-fausse-ou-reelle-strategie-pour-l-unite-00611409.html

http://fr.blastingnews.com/politique/2015/09/morano-et-la-france-blanche-depasser-l-emotion-et-expliquer-00581747.html #Justice