On a toujours accusé les Présidents africains de Guinée équatoriale (Obiang), du Congo-Brazzaville (Sassou) et du Gabon (Bongo père) d’être les dépositaires des "biens mal-acquis", sauf que les accusateurs n’expliquent pas à la vox populi occidentale que ces Présidents sont aux affaires depuis de nombreuses années et que ceux-ci par la rémunération de leurs fonctions ont parfaitement le droit d’acquérir des biens immobiliers en Europe ou ailleurs. On peut rétorquer que les Présidents occidentaux n’acquièrent pas tous les mêmes biens, sauf que ceux-ci, quand ils ont les mêmes biens que les Présidents africains, passent par des sociétés écrans. En France, un certain nombre députés et maires de grandes villes sont accusés de corruption, de fausses facturations et de fraudes fiscales. C’est toujours bien de faire la morale à des pays africains dominés par la géopolitique mondiale et qui, souvent, ne peuvent pas répondre parce qu’ils ne connaissent pas l’organisation de la pensée occidentale et surtout française.

 

L’affaire Platini est assez intéressante pour expliquer la manière dont cette pensée se déploie pour dédouaner l’icône française du #Football des années 1980. Michel Platini est une idole affirmée et aboutie du football français, avec trois ballons d’or, une coupe d’Europe, mais qui n’a jamais gagné la coupe du monde à la différence d’un Zidane ou un Deschamps, actuel entraineur de l’équipe de France, qui a un meilleur palmarès  que Michel Platini qui malheureusement jamais réussi en tant qu’entraineur de l’équipe de France a faire de cette équipe une équipe victorieuse.Pourquoi établir le parallélisme entre Platini et l'#Afrique

 

Platini est englué dans une affaire sportivo-politique. Après sa carrière sportive très aboutie, Platini est devenu un grand dirigeant de l’UEFA (instance suprême du football européen) et souhaite devenir président de la FIFA. Le problème est qu’il a trempé ses doigts dans le pot de confiture de son mentor Sepp Blatter.  Il reconnait avoir reçu de l’argent sans avoir signé de contrat, sur une simple parole. Il dit que, dans le droit suisse, c’est la tradition. Il dit aussi qu’il aurait payé des impôts sur l’argent reçu. De grâce, dans quel monde sommes-nous ? Platini dit-il la vérité ou se moque-t-il de ceux qui l’écoutent ? Comment peut-on payer des impôts sur de l’argent reçu de la main à la main sans support écrit ? Quand on fustige les chefs d’Etat africains qui disent qu’ils sont aux affaires et qu’ils sont dépositaires d’un certain nombre de biens (ce qui peut être normal compte tenu de leurs fonctions, même si on peut ne pas être d’accord), il y a par contre très peu de gens pour s’offusquer de l’attitude de Platini et on se contente d’enfoncer Sepp Blatter. Ainsi va notre pays la France, capable de ne pas regarder la réalité en face, de se comporter comme une autruche et de dire le contraire de la réalité. Je n’ai aucune preuve de la déclaration aux impôts de la somme reçue par Platini. Je n’accuse pas Platini mais je m’interroge à haute voix.

 

L’Occident aime bien agresser l’Afrique et ses responsables, c’est facile parce que ceux-ci souvent ne savent pas comment répondre, mais ce même Occident a beaucoup de mal à traiter au fond et en situation de parallélisme de forme, le cas de ses propres ressortissants quand ceux-ci sont confrontés à des problématiques liées à des situations ou non de corruption. Il ne s’agit pas d’excuser les chefs d’Etat africains, mais simplement de dire aux Occidentaux qu’avant de critiquer, il faut regarder d’abord la poutre qui se trouve dans son  propre œil. Je ne dis pas que Platini est coupable mais je dis simplement que l’Occident doit s’appuyer sur des affaires comme celle-là pour ne pas toujours accabler les chefs d’Etat africains. Le problème est que nous sommes dans une géopolitique mondiale et intellectuelle et que la plupart des chefs d’Etat africains ne savent pas toujours répondre même quand ils sont de bonne foi. #Europa League