Après les violences qui ont émaillé la fin de la campagne électorale en vue du premier tour de la présidentielle de ce dimanche 11 octobre 2015 en Guinée Conakry, les ressortissants de ce pays installés au Cameroun ne cachent pas leur inquiétude. Ils redoutent des scènes encore plus atroces après la tenue de ce scrutin très attendu. Jusqu’ici, l’on a enregistré deux morts et plusieurs blessés à la suite des affrontements entre les partisans du président sortant, Alpha Condé, candidat à sa propre succession et ceux du chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo, candidat de l’Union des Forces démocratiques de Guinée (UFDG). « Nous souhaitons que la Communauté internationale fasse quelque chose pour que le pays ne bascule pas dans la violence », implore Diallo Mamadou Alpha, commerçant exerçant au quartier Akwa, au centre ville de Douala. Comme lui tous ses compatriotes installés au pays de Paul Biya appellent au calme. « Nous souhaitons que tout se passe bien, que le meilleur gagne », désire Diallo Souleymane.

 

Partisans de Cellou Dalein Diallo pour la plupart, les guinéens de Douala pointent un doigt accusateur sur le Gouvernement de leur pays, seul responsable selon eux des violences de ces derniers jours. « On voit comment le pouvoir est en train de créer les tensions. Plusieurs militants de Cellou n’ont pas eu de cartes d’électeurs. S’il y a des problèmes en Guinée, le Gouvernement en tirera l’entière responsabilité », avertit Yoro Sow. Très préoccupés par le sort de leur Etat qui va connaitre son deuxième scrutin démocratique en plus de cinquante ans, ils regrettent de ne pouvoir participer au vote, leur pays ne disposant pas d’une ambassade au #Cameroun. « Les autorités qui sont en place ne nous ont pas donné l’autorisation de voter. Pourtant, apparemment, on avait voté ici en 1993, à l’époque du général Lansana Conte. Mais avec le régime d’Alpha Conde, on n’a jamais voté ici », déplore Diallo Mamadou Alpha. Les électeurs guinéens seront appelés à choisir parmi huit candidats durant ce premier tour. Marie Madeleine Dioubaté, candidate du Parti des écologistes de Guinée (PEG) est l’unique candidate de sexe féminin. Un deuxième tour aura lieu deux semaines après la proclamation des résultats au cas où aucun prétendant ne remporte la majorité absolue. #Président de la République #Afrique