C'est dans un contexte tout à fait particulier, celui de la cohésion nationale, que vont se dérouler les prochaines élections régionales. Situation inédite, qui aura sans doute un impact sur les résultats. 

La campagne électorale stoppée, les réunions, les meetings, les débats annulés renvoient les véritables enjeux de ce scrutin au deuxième plan des préoccupations du moment. Certes, on peut le comprendre,  mais également craindre que cette unité nationale ne serve pas la démocratie.

La sécurité du territoire est bien évidemment un des enjeux de ces régionales, mais il ne faut pas oublier les débats d'idées, les programmes des partis, les alliances,...et tous les arguments que les électeurs doivent connaître avant de voter pour un exécutif régional et pour un mandat de cinq ans.

L'expression déliée de tous les partis, leurs accès au média , ainsi que les convictions individuelles doivent reprendre le pas sur "l'état de guerre" décrété par le Président de la République, pour que ces élections soient pleinement le reflet du paysage politique Français.

Se ressaisir, prendre à bras le corps son avenir, ses préoccupations locales et ses intérêts du quotidien, voter pour des idées ou des "courants" , mais voter libre de sa pensée, de la peur, de la pression ou du chagrin dans lesquels la France est plongée depuis quelques jours.

Relevons le défi d'une France citoyenne, une France où chaque électeur est garant de la démocratie, chaque bulletin une image de la souveraineté du peuple.

Nous devons donner un exemple fort, démontrer que le courage et la liberté sont synonymes, que nos choix restent libres, nos droits sacrés, que l'avenir sera ce que nous en ferons, nous, par l'isoloir. 

Gauche, droite, centre, écolo.....peu importe. L'essentiel est de connaître, de savoir , d'avoir l'accès à l'information, de choisir en pleine connaissance de cause celles et ceux que vous voulez voir vous représenter. 

N'oublions pas que l'abstention est le cancer de la démocratie.

Les armes , citoyens, c'est nous qui les avons. #Paris politique