Après l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo, on a vu fleurir un peu partout des slogans du type « Je suis Charlie, nous sommes tous Charlie ».  Comme toujours et depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la France n’a pas eu une occasion, selon elle, pour se retrouver avec elle-même. Les attaques de janvier 2015, les récents assassinats au Bataclan et sur les terrasses parisiennes ont déclenchés au-delà de la peur l’occasion pour les Français de retrouver l’esprit « fin seconde guerre mondiale ».

 

Au-delà de ces constats nécessaires et patriotiques, il est indispensable de constater que désormais notre pays ne sera plus comme avant les attaques des djihadistes. Nous avons, jusque là, regardé les bombes tuer les populations dans des pays amis, sans être le moins du monde inquiétés, jusqu’à ce que les attentats visent nos compatriotes juifs et certains organes de presse comme Charlie Hebdo. Désormais, depuis les massacres et les lâches assassinats dans les cafés parisiens, nous savons que plus rien ne sera comme avant.

 

Pour ma part, je souhaite réfléchir autour de trois points : liberté, égalité, fraternité.

 

Liberté. Au nom de la liberté, avons-nous le droit de tout faire sans nous préoccuper des autres ? L’économie de marché, la cupidité et l’individualisme à l’américaine nous ont appris à ne penser qu’à nous-mêmes au nom du principe « sauf qui peut ». En France, l’Etat et les pouvoirs publics ont accepté depuis de nombreuses années des prêches islamistes et provocateurs dont l’objectif était de diffuser un message considéré par certains comme antirépublicain. Les pouvoirs publics doivent reprendre leurs prérogatives de contrôle du territoire en encadrant et en préservant les libertés individuelles et collectives.

 

Egalité. Nous sommes tous français, quelles que soient nos origines. Sans excuser certains de nos compatriotes d’origine étrangère ou non qui partent pour le djihad, qui sont perdus au nom de l’identité et qui ne se retrouvent plus dans la société française, on peut néanmoins constater que si la société avait intégré les principes réels d’égalité entre tous ses enfants, on n’en serait pas là. Je vais être plus précis. On peut être maghrébin ou noir et de nationalité française, faire d’excellentes études, voire de haut niveau, et rester à la porte de l’emploi alors que l’on a les qualifications requises pour cet emploi. On reste à la porte parce que la société, au nom de l’histoire coloniale, voire de l’esclavage, accepte très mal, sans le dire, que ces enfants là qui ont des compétences fortes, occupent des positions sociales et professionnelles fortes. La France n’a pas connu l’esclavage sur son sol, les Etats-Unis si, mais on peut avoir un Obama Président des Etats-Unis, des hommes d’affaires, des juristes, des membres  influents au Congrès de phénotype noir sans problème. Ce n’est pas le cas en France où le discours n’est que de principe et non pas d’acte. Il ne faut pas s’étonner que la plupart de nos compatriotes de phénotype différent de celui de type caucasien soient en situation de dissonance cognitive au niveau identitaire. Je refuse la violence et ses dérives négatives.

 

Fraternité. Il nous faut repenser la liberté et l’égalité pour que la fraternité et le vivre ensemble soient possibles ici et maintenant. Dépassons les émotions liées aux actes terroristes qu’il faut condamner et revendiquons de façon plus réaliste et non communautariste le vivre-ensemble. Il y a le discours et il y a la réalité, de ce point de vue, toutes les politiques de droite et de gauche ont échoué car nos hommes politiques n’ont jamais voulu regarder la société comme elle était, avec ses contradictions. Après on peut toujours pleurer et s’indigner que le Front national, sans faire campagne, gagne les cœurs et les esprits. Sur ces pages de Blasting news, j’ai toujours dit : si on ne répond pas aux problèmes des Français, c’est le Front National qui va l’emporter. #François Hollande #Terrorisme #Daesh