De Sarkozy à Hollande, en passant par les grands ténors de la Droite, du Centre et de la Gauche, l’heure est à la recomposition politique. Les grands partis politiques ont entendu le message des électeurs le 13 décembre 2015. La victoire de Marine Le Pen au premier tour et son échec au second, l’élection grâce aux votes de la Gauche en PACA pour Estrosi et dans le Nord pour Xavier Bertrand, les actes de contrition le soir des résultats et les trémolos dans la voix des différents candidats vainqueurs à Gauche comme à Droite montrent qu’il se passe quelque chose dans le Landerneau politique français. Tous les partis politiques ont pris acte que le Front national est un parti du premier tour et non du second et que l’élection présidentielle en 2017 se fera au deuxième tour avec Marine le Pen. Qui l’accompagnera lors de ce deuxième tour ? Est-ce un candidat de la Droite, du Centre ou de la Gauche ? Quel que soit le candidat, celui-ci gagnerait à tous les coups au nom de la mobilisation républicaine, selon la jurisprudence de l’élection de 2002 où les peuples de Gauche ont voté massivement pour Jacques Chirac.

 

De nombreuses idées fusent ici ou là. Raffarin de LR demande un pacte gouvernemental entre la Droite et la gauche pour lutter contre le chômage. Certains ténors de la Droite souhaitent la constitution des blocs de majorités spécifiques sur certains thèmes, comme la sécurité et le chômage, entre la Droite et la Gauche. Chez les Républicains, Sarkozy est opposé à cette idée et certains députés à gauche, comme Laurent Baumel, sont sur ligne mais pas pour les mêmes raisons. Certains crient à la confusion et à un hold-up électoral que Hollande s’apprête à mettre en place pour être présent au second tour de l’élection présidentielle. Comme on peut le voir, les choses ne sont pas très claires, il y a des drames dans tous les partis, chez les républicains c’est le départ de NKM et son opposition frontale à Nicolas Sarkozy sur la ligne politique qui font débat.  Un conseil national est prévu par Sarkozy en février 2017 pour éclaircir la ligne et le projet. L’organisation des primaires, un moment donné anticipée pour le mois de juin, n’est plus à l’ordre du jour, et doit se tenir comme convenu en novembre. A Gauche, les Verts et Duflot retendent la main à Hollande qui, grand seigneur, s’empressera de la prendre, mais à ses conditions quand on sait que les Verts ne savent plus dans quelle auberge ils habitent. D’élections en élections, ils perdent des représentants et donc des cotisations de la part de ceux-ci, ce qui tarit leurs ressources financières.

 

Hollande, en tant que stratège politique éprouvé et expérimenté auprès de Mitterrand en tant que conseiller, comme d’habitude, va pousser son avantage jusqu’au bout. Selon les sondages actuels, il est perçu comme meilleur candidat que Sarkozy, même si la pratique « sondagière » est contradictoire en déclarant que, quelque soit le cas de figure au premier tour de l’élection présidentielle, Hollande serait battu. Sommes-nous au point de départ d’une recomposition politique ? Ou, comme d’habitude, ne sommes-nous pas dans un jeu de dupes dans lequel les politiques font semblant d’écouter le message des électeurs et vont devoir reprendre leurs habitudes traditionnelles comme auparavant ? #Élections #François Hollande #Président de la République