6,8 d'électeurs, 358 élus, et ce , malgré une progression de plus de 7 % du nombre de votants au deuxième tour, il n'en fallait pas plus à Marine Le Pen pour voir les portes de l'Elysée s'ouvrir devant elle. Un constat tragique, qui l'est pourtant moins que les arguties des autres parties politique tirées de ces élections. 

Faire la politique autrement : la leçon commune du PS et des Républicains à l'issue de ce scrutin. Un phrase mainte fois entendue, mainte fois prononcée sur tous les plateaux télé. Et de rajouter: "Il faut plus de clarté dans les intentions et dans les actes" Excusez-moi, mais cela me fait rire. Entre le péremptoire "Ni...NI..."de Nicolas Sarkozy et le désistement des listes du PS arrivées en troisième position pour construire le front républicain, et qui appellent à voter pour les listes de droite, la fameuse clarté ne sautent pas aux yeux ! Mais les langues commencent à se délier pour dire,  par exemple, et malgré des divergences qui peuvent être dépassées, que les conceptions politiques de gauche et de droite ne sont pas si éloignées l'une de l'autre .....J'ai même entendu dire que l'on pourrait aller jusqu'au "consensus", histoire de remercier les électeurs de gauche d'avoir fait "bloc républicain" , en votant à contre coeur contre leurs idées !

D'une manière générale, si les interventions de toutes les personnalités politiques de tout bord ont, semble t'il , perçu un grand danger pour la démocratie, ils ont tous été "pitoyables" dans leurs déclarations. La droite congratule la gauche, la gauche rappelle à la droite son sursaut républicain...et patati...et patata...

Les Ecolos, en faire valoir sur le texte de la COP 21, bien loin d'être ratifié par tous les exécutifs des pays (principalement les Etats Unis), ont trouvé que cet argument était à sa place dans une élection régionale.

Quant au Parti Communiste et au Front de Gauche, déçus des résultats du premier tour ( et on peut les comprendre !!!), ne peuvent et ne doivent s'en prendre qu'à eux même. Là aussi, le manque de clarté et de lucidité font défauts. C'est pourtant le seul bloc où les clivages peuvent largement être dépassés. Ce n'est pourtant pas la piètre intervention de Jean Luc Mélenchon dimanche soir, qui en a donné les prémices !

A  seize mois des prochaines élections Présidentielles, il devient urgent de remettre de l'ordre dans cette cacophonie politicienne, plus opaque que jamais. 

Le front National, lui, a averti : Il est prêt. #Paris politique