Le retour de Nicolas Sarkozy sur la scène politique française inquiète, intrigue et interroge ses amis et ses adversaires. Que l’on aime ou pas Sarkozy, que l’on apprécie ou non son action, #Nicolas Sarkozy reste une bête politique pendant les campagnes électorales, mais surtout dans sa façon de fédérer. Nicolas Sarkozy est perçu assez paradoxalement comme clivant. Il énerve, il rassemble, il désagrège, enfin c’est Nicolas Sarkozy.

 

En 2007 Nicolas Sarkozy a voulu présider la France comme un président normal en répondant de façon cassante à une agression verbale lors du Salon de l’agriculture, en présentant à la France entière ses déboires avec son épouse, en imprimant sa marque dans tous les domaines de l’activité politique française. Sarkozy faisait peur à ses Ministres  qui n’osaient rien dire de peur d’être réprimandés de façon violente. Après avoir soutenu Balladur, il a connu une traversée du désert et il est revenu de façon heureuse dans l’âme des militants grâce au Premier Ministre De Villepin, proche du Président Chirac.

 

La présidence de Nicolas Sarkozy a été considérée comme stressante par certains collaborateurs qui le disent sous le sceau de l’anonymat alors que d’autres, comme le Premier Ministre Fillon, essaient péniblement de se libérer de l’emprise sarkozyste en se présentant à la primaire des Républicains. Nicolas Sarkozy est assez paradoxalement celui que l’on croit connaitre alors que dans la réalité il est plus complexe. Comment peut-on expliquer sa patience vis-à-vis des fantaisies politico-infantiles d’une Rama Yade, d’une sortie intempestive de Fadela Amara concernant son soutien vis-à-vis de Hollande (une façon pour elle de réaffirmer son attachement à la Gauche) ? Au Parti socialiste on n’est moins tolérant : l’ancien Premier Ministre Ayrault a viré sur le champ Madame Batho, ancienne Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,  qui avait osé critiquer le budget établi par le #Gouvernement.

 

Il y a deux Nicolas Sarkozy : le Sarkozy très cassant et brutal dans la vie politico-médiatique française et un Nicolas Sarkozy plus attentif et à l’écoute de ses Ministres au plan interne. Nicolas Sarkozy clive forcément, dérange, énerve. On n’a pas l’habitude de  ce type de comportement en France où tout passe par l’émotion politique et la fausse attitude compassionnelle. Nicolas Sarkozy assume cette façon de conduire les équipes et de se montrer en public. Il fait un mea culpa dans son récent livre « la France pour la vie » concernant ses manquements en matière de gouvernance politique (35 heures, etc.) et il promet une nouvelle façon de gouverner si d’aventure il revenait aux affaires.

 

C’est avec gourmandise et impatience qu’il faut attendre de lire ce livre qui sort lundi 25 janvier 2016. Il faut se rassurer, le livre n’a pas été écrit pour les Français mais pour Sarkozy lui-même. C’est un moyen pour lui d’expier ce que la société considère comme des fautes lourdes. Ce livre ne permet pas de dire si Sarkozy va gagner les primaires de la Droite et du Centre. En revanche, il montre que Sarkozy est de retour et qu’il faudra compter avec lui. Le Président Hollande souhaite que Sarkozy gagne la primaire à Droite et au Centre pour la « belle » entre tous les deux, comme après un match de boxe. Sarkozy souhaite la candidature de Hollande en 2017 pour gagner définitivement : mais voilà, les sondages en France ne veulent ni l’un, ni l’autre.   #Élections