Peu de monde en parle, encore moins le savent mais le parti socialiste entend réformer l'élection Présidentielle. Il ne s'agit pas d'un simple, quoique déjà très étonnant, découpage des zones électorales visant à le favoriser. On pourrait imaginer qu'il veuille ainsi contrer la montée en puissance d'un Juppé ou d'une Le Pen.

Non. Il veut modifier notamment deux piliers de l'équité qui fondent cette élection où le peuple à encore, un peu, vraiment la parole - et par ce qu'il exprime dans ses votes, et par ce qu'il exprime dans ces nombreux candidats parfois extrêmes, parfois farfelus mais toujours vivifiant pour la Démocratie, en l'obligeant à répondre à ces extrêmes et farfelus candidats.

Le Parti Socialiste : Progressisme et droit du Peuple ou Conservatisme et Capital ?

Premier pilier que le parti Socialiste attaque : les 500 signatures. Elles seront publiques. Quoi de plus normal en Démocratie ? Bien sûr, alors pourquoi ne pas supprimer aussi les isoloirs dans les bureau de vote ? On pourrait répondre que ses signatures sont celles d'élus et qu'il est donc normal que cela soit publique. Ce serait oublier un peu vite que nos élus sont responsables devant nous de leurs actions et promesses, pas de leur vote (à l'exception bien sûr des parlementaires qui eux sont élus pour ça), qui lui doit rester secret pour défendre justement la Démocratie contre l'oppression et le lobbying. Comment voter pour quelqu'un qui ne peut se présenter faute de signatures. Comment contester par le vote s'il n'y a plus de choix ? Le parti Socialiste n'en a cure. Pourquoi respecter des promesses si l'on peut contraindre le peuple à ne pas en tenir compte ?

Deuxième pilier : l'égalité de temps de parole, et là cela devient proprement ahurissant. Sur ce deuxième point il est proposé d'aligner le temps de parole des candidats sur le nombre de voix estimées du candidat, autrement dit au pire sur les instituts de sondages, on en connait les dérives... ou au mieux sur les précédentes élections, niant ainsi par avance la volonté du peuple. Le plus drôle étant que cette farce est à l'étude à la demande de gros médias qui se plaignent des contraintes que cette égalité occasionne. On rêve. Non content de donner l'Europe en pâture au lobbyistes de tous poils, on donne maintenant la France aux chaînes de télé et aux instituts de sondages...

Cette loi, si elle passait, favoriserait les deux, voire trois gros partis si l'on compte le #Front National, en leur permettant de conserver leurs positions malgré la désapprobation du peuple. Cela s'appelle le conservatisme. Pardon, aujourd'hui cela s'appelle le socialisme.

Merci M.Hollande. Quelle idée profonde et quel beau monde, social et démocrate, vous nous préparez. #François Hollande #Président de la République