Les Primaires à Droite, c’est du « n’importe quoi » pour reprendre une expression populaire. Une dizaine de candidats putatifs demandent aux électeurs des Républicains de voter pour eux. Nous sommes dans le cas typique d’une République bananière à l’Africaine dans laquelle certains membres du #Gouvernement révoqués de leur fonction ministérielle nourrissent des rancœurs à l’endroit du Président qui les avaient faits ministres et finissent par devenir des opposants. C’est vrai de l’Afrique francophone où les pratiques politiques sont en adéquation avec celles adoptées par les responsables politiques français. L'Afrique francophone et la France sont semblables sur le plan politique. 

 

Les médias ont choisi leur candidat grâce à des sondages et en fonction de l’équation personnelle du Premier Ministre Juppé qui est un homme d’Etat respectable. Sarkozy en tant qu’ancien Président, met en place une stratégie à double détente : structurer le parti, proposer un projet et un programme pour 2017. Pour Sarkozy il faut attendre le plus longtemps possible avant de déclarer sa candidature aux Primaires. Pour certains Sarkozy ne sera pas candidat car il est en retard dans les sondages. On peut se demander l’intérêt qui a guidé Sarkozy à reprendre le parti et à le mettre en ordre de marche si ce n’est de se présenter en 2017.

 

Sarkozy est un animal politique. Il a prouvé très tôt dans sa jeunesse quand il s’est opposé à Juppé qui est son aîné d’une dizaine d’années. On oublie trop souvent que le moteur de Sarkozy n’est pas l’argent, mais bel et bien le débat d’idées et le pouvoir pour la France. Sarkozy a favorisé la carrière ministérielle de certains des candidats LR et comme toujours en France on crache dans la soupe. On ne demande pas aux candidates et aux candidats de la primaire de s’aplatir devant Sarkozy mais tout de même. Pourquoi n’avaient-ils pas démissionné quand ils étaient en fonction sous Sarkozy ? Cela montre bien ce que nous sommes en France, simples citoyens ou hommes et femmes politiques : ce qui nous intéresse ce sont nos privilèges, c'est-à-dire l’argent que l’on tient d’une fonction politique, le pouvoir et cette volonté systématique de reconnaissance dans la rue par nos concitoyens. Voilà que nous sommes, nous peuple de France, malgré des discours de dissimulation et de distanciation critique. Aujourd’hui les différents candidats tapent sur #Nicolas Sarkozy qui autrefois les a faits connaitre. Chaque candidat écrit un livre, il en a le droit et il peut aussi changer de mentor politique, il en a encore le droit s’il estime que Nicolas Sarkozy ne fait plus l’affaire pour guider la France, mais il faut le dire aux militants et au peuple français de façon très claire pour éviter les dissimulations et les faux-semblants. J’espère que Sarkozy en se lançant dans la bataille au mois de septembre exigera de ses anciens ministres qu’ils disent pourquoi ils sont restés longtemps sous sa responsabilité sans démissionner et pourquoi ils se présentent aujourd’hui contre lui.  On ne demande pas aux candidats de s’attacher à vie à Sarkozy, mais un peu de maturité politique doit les contraindre à plus de sincérité vis-à-vis de leur ancien mentor. En France, on n’a pas l’habitude, on préfère la dissimulation et le couteau dans le dos. C’est la traitrise. D’autres vont dire que Sarkozy  n’est pas exemplaire, encore faut-il qu’il précise le contexte et les conditions de leurs accusations comme on entend ici ou là.

 

Il faut espérer que le trop plein de candidats LR ne se traduise pas par un trop grand vide au niveau des projets et de la vision pour la France afin d’apporter un programme d’alternance crédible au projet confus et très peu clair de François Hollande que j’admire pour son intelligence académique (comme je l’ai toujours dit ici sur les pages de Blasting news), c'est-à-dire théorique, mais que je critique de façon très nette et dont je me sépare pour son approche concrète du terrain et de la gestion actionnelle pour la France. #Élections