Emmanuel Macron... bon chic bon genre. Il a de quoi s'offrir un costume parce que lui travaille. C'est ce qu'il dit haut et fort. Quel mépris ! Quelle ouverture à la fraternité ! Thomas Piketty, l'économiste auteur du "Capital au XXIe siècle", lui avait pourtant dit de lire davantage et de prendre du recul. Cela confirme qu'on ne peut viser le pouvoir et être attentif au savoir. Il est pragmatique Macron. Un opportuniste aussi, lui qui prépare les élections, souhaitant bien déborder François Hollande sur sa droite. Il a reconnu pourtant l'augmentation des inégalités.

 

Fin de l'égalité et de la fraternité?

François Hollande, pendant ce temps, défend la liberté de circuler. Vieille référence à Hobbes. Ce dernier définissait la liberté comme espace de mouvement encadré par des contraintes qui empêchent tout débordement, semblable en cela à la rivière qui doit rester dans son lit pour ne pas s'épandre. Hobbes défendait ainsi un Etat autoritaire, confisquant au peuple toute liberté politique afin de laisser libre cours à l'espace de circulation économique. François Hollande vole au secours du libéralisme... et contrôle la liberté des citoyens. Fin de la liberté... sauf celle de la concurrence.

 

La République est un mot vide. Mais Emmanuel Macron va encore plus loin. Il ajoute au démantèlement de celle-ci, l'insulte. Ce ne sont pas les idées adverses qu'il attaque, c'est la personne. Le #Chômage est dur à vivre. Lui il en rajoute, comme si sa fulgurante notoriété, ou plutôt ses bonnes rencontres, lui avaient retiré toute humanité. Il se rend à Lunel et insiste sur le djihadisme, renvoyant une image tout autant inacceptable des habitants que celle que les médias construisent. Pourquoi ne dit-il pas que la misère se forge des idéologies pour survivre ? L'identité de la France, écrivait-il, c'est son industrie. Ce discours identitaire n'est pas anodin. Derrière se profile la reprise du discours frontiste. Lunel, les insultes, l'identité industrielle, tout cela a une même finalité : réaffirmer un discours identitaire.

 

Pour reprendre les voix au Front National, il est prêt à tout : pas tant pour défendre les droits sur lesquels il surfe, que pour satisfaire son propre ego. Que dire en effet d'un homme qui insulte des chômeurs ? Qu'il ferait bien de lire Les Cannibales dans les Essais de Montaigne. Mais quoi, écrivait ce dernier à propos des hommes des autres contrées, ils ne portent pas les mêmes chausses que nous ! Alors nous les réduisons à rien. A méditer Monsieur Macron, car à force de flirter avec les discours identitaires...

 

L'enfant dans l'art à voir au Musée Marmottan Monet

La grève ou la lutte pour le droit

Un Etat autoritaire, c'est l'autorité de l'école contestée #Emploi #Crise économique