Le vendredi 10 Juin 2016 à Yaoundé, dans les locaux de FES (Friedrich Ebert Stifung), s’est tenu un débat politique ayant pour thème "le système de santé au #Cameroun". Le domaine de la santé reste une des préoccupations premières de l’état et de la société civile au Cameroun. Parler de santé nous ramène à plusieurs facteurs que sont : la prise en charge des malades ou patients, l’acquisition et la distribution des médicaments, et enfin l’accueil du personnel et son application à la tâche.

 

Le système de santé du Cameroun, et même en #Afrique, a de nombreuses fois fait l’objet de prérogatives structurelles vis-à-vis de son institution, des textes et des décisions de son ministère de tutelle, le Ministère de la Santé publique. Le climat camerounais ces derniers temps, aura fait les affres de sa non application suite au décès de dame Koumate Monique, qui fera un éclat incontestable dans les médias. Cette conférence visait donc à tirer la sonnette d’alarme face à toutes les injustices que subissent les citoyens camerounais en se rendant dans les centres de santé ou les hôpitaux, afin que les pouvoirs publics réagissent au cri de détresse de la population et de ses besoins dans ce domaine.

 

La santé pour tous est possible

 

Le débat, guidé par l’enseignante et syndicaliste Agnès Béatrice Bikoko, débuta sur cet angle très convoité, celui du panorama de la carte sanitaire au Cameroun. La carte sanitaire, considérée presque comme inexistante, a tenu une grande partie du débat suite à l’intervention de Flavien Nanga (chargé des programmes, Mutuelles communautaires de santé à Kribi), qui cita la vétusté de ces instruments qui selon lui gagneraient en renouvelant ces structures sanitaires. La quote-part des revenus des centres de santé ou du budget que l’état alloue dans ce domaine devrait, pour sa part, être reversé pour l’acquisition de ce matériel quasi inexistant.

 

Les mutuelles de santé devraient, selon monsieur Nanga, couvrir toutes les régions du pays. Il terminera son discours en évoquant son travail dans la région de Kribi, où il aurait établi une carte de santé à moindre coût (à raison de 25 Francs CFA par jour). Fort de sa détermination, monsieur Nanga sillonne ainsi les zones les plus reculées de la ville, et serait parfois amené à séjourner dans la forêt afin de montrer l’importance de cette carte de santé. L’intervention du docteur Anne Njom Nlend (présidente de l’association des femmes médecins) a été ancrée sur le déficit des services de santé, et leur organisation au sein de la société civile. Muée de sa fonction à plein temps, elle est intervenue en incluant la charte du patient, dont devrait s’informer chaque citoyen pour son bien-être et pour la revalorisation de son statut.

 

L’évocation de l’accueil dans les centres de santé a fait des émules dans la salle ; ceci parce que le climat camerounais a été confronté à de nombreuses malversations de la part du personnel de ces hôpitaux. Sans billets de session et autres papiers nécessaires pour être reçus, les patients risqueraient de passer de vie à trépas. Le décès tragique et médiatisé de madame Koumate Monique a fini par émouvoir les autorités qui tentent, avec l’ordre national des médecins du Cameroun, de remettre à jour les systèmes sanitaires du pays.

 

En prenant la parole, l’activiste et le Juriste-journaliste Cabral Libii a, à son tour, dénoncé le manque de personnel qui serait flagrant dans les hôpitaux, et le manque d’organisation de ces structures pour mieux accueillir les malades, même ceux n’ayant pas de moyens financiers. La santé étant l’une des prérogatives pour qu’un être humain puisse vaquer normalement à ses occupations, le système de santé au Cameroun gagnerait sans doute beaucoup en mettant en place un programme visant à réguler leurs infrastructures, en intégrant un personnel professionnel et adéquat pour soigner les citoyens.

 

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