Les Français adressent les condoléances les plus sincères à leurs compatriotes qui sont morts hier à Nice.

 

Une fois de plus le #Terrorisme a frappé de façon aveugle et inhumaine. Des bébés, des adolescents ont été tués. Des êtres humains en construction ont été sauvagement assassinés par des fous islamiques proches des mouvements salafistes.

 

La guerre contre l’islamisme politique est en train de devenir mondial. Il faut y faire face, tout en disant haut et fort que les erreurs de jugement de l’Occident et de notre pays au Moyen- Orient a accéléré l’impasse politique dans laquelle nous sommes en train progressivement de nous retrouver. Toutes les analyses subtiles concernant un Moyen-Orient compliqué ne valent pas le nombre de morts dus au terrorisme. Il faut une coordination plus pragmatique de la part du gouvernement et des autres pays pour répondre aux défis du terrorisme international. On ne peut plus accepter d’aller à chaque manifestation la peur au ventre, la peur de ne plus revenir chez soi.

 

On a fait partir Kadhafi de Libye, on souhaite qu’il en soit ainsi de Assad et des autres tyrans dans le monde. Mais qui sommes-nous pour donner les leçons à la terre entière en matière de démocratie et de gouvernance politique ? Il y a une leçon implacable en science politique : un Etat peut déstabiliser de façon subtile un autre à la condition extrême de mettre en place un gouvernement de rechange. Or l’Occident agit en apprenti sorcier au nom du business en faisant des deals financiers avec certains Etats du Moyen-Orient (que tout le monde connait) dont on sait la capacité à dénoncer tout en soutenant un certain nombre de mouvements terroristes. C’est vrai hier d’Aqmi, aujourd’hui, ça l’est encore plus de Daesh et les malheurs de la France.

Daesh perd du terrain à Mossoul et à Raqqa et voit dans l’espace occidental un espace de repli et de d’attentats potentiels sur le sol des mécréants que nous sommes. Au-delà de la sidération légitime et de la stupeur que cela implique, nous sommes en droit de nous poser plusieurs questions.

  • Comment un espace sécurisé comme la promenade des Anglais à Nice a pu être perforé aussi facilement par un camion ?
  • Pourquoi les forces de police n’ont-elles pas réagi immédiatement en tirant dans les pneus du véhicule ?
  • L’Etat d’urgence est-il à la hauteur de la lutte contre le terrorisme international ? On peut noter que, Etat d’urgence ou pas, le terrorisme frappe quand il veut, où il veut, dès lors que la vigilance se relâche. Les terroristes n’ont pas frappé pendant l’Euro de football car ils se savaient attendus et surveillés.
  • Les autorités politiques françaises sont sur le pont. Il faut les en remercier, mais on peut se demander si leur seule présence suffit à avoir une réponse pragmatique face au terrorisme qui, par définition, mène une guerre considérée comme asymétrique. Notre Etat français a-t-il les moyens de lutter sur le long terme contre le terrorisme ? Oui, mais à condition de ne pas se préoccuper des déficits budgétaires dans le domaine de la défense et de mettre le paquet sur les moyens militaires, de gendarmerie, de police et de renseignement afin de préserver la France.
  • Les terroristes veulent empêcher la France d’exister, de dérouler son modèle de vie politique et social. Vive le vin rouge et la viande de porc.

 

La bataille sera rude et longue. Que les morts de Nice, du Bataclan et de Charlie ne soient pas morts pour rien que ceux qui ne se sentent pas bien en France la quittent au nom de leurs principes religieux. La France est un pays moderne, ouvert, tolérant, mais elle ne peut être une poubelle pour le reste du monde.

 

Au nom de la France et des Français, les Français eux-mêmes adressent des condoléances sincères à leurs compatriotes.   #Attentat de Nice #PrayForNice