Dans un post du 4 août 2016 sur Blastingnews, je posais une question fondamentale : comment à travers le Burkini intégrer l’#Islam en France en tant que modèle politico-social et religieux dont certains de nos compatriotes musulmans sont dépositaires. Certains de nos compatriotes sont musulmans, je n’en suis pas mais, en tant que citoyen, je parle au nom des musulmans, des catholiques (dont je suis) et des autres obédiences religieuses. L’intégration de l’Islam ne se fera pas du jour au lendemain. En France on a l’habitude de penser qu’il suffit de créer une fondation, comme c’est le cas bientôt avec Chevènement, pour résoudre les problèmes de l’intégration de l’Islam dans la société française. Mon pays a tout faux, comme d’habitude, dès qu’il y a un problème on met la tête sous le tapis, on regarde ce qu’il se passe et on essaie de donner des réponses à la marge.

 

L’intégration est un processus historique très long. Un Obama Président noir des Etats Unis, pays esclavagiste qui a lynché des Noirs, ne peut exister en France, pays qui n’a jamais connu l’esclavage sur son sol métropolitain mais dans ses iles et qui est tout à son aise de dire qu’il est contre le racisme et qu’il donne la chance à tous ses enfants, quelles soient leur couleur de peau et leur religion. Evidemment, c’est faux. Il y a plus de sénateurs, de députés, de gouverneurs noirs aux Etats Unis, pays esclavagiste, que dans notre bonne vieille France doucereuse, fraternelle et égalitaire.  Teddy Riner, Noir guadeloupéen, oui pour la France, mais dans le sport.

 

Pourquoi ce long rappel alors que je parle du burkini ? Pour dire deux choses : les populations françaises d’origine étrangère et musulmane ont compris, au nom de la laïcité, qu’il ne fallait rien attendre de la mère patrie et s’organiser. Il y a un problème sur la notion de laïcité. A départ il s’agissait d’une séparation entre l’Eglise et l’Etat et la valorisation de la notion de citoyenneté dans l’espace public. On refuse le port du Burkini dans l’espace public aux motifs du trouble à l’ordre public et de la question « tensionnelle » liée à la sécurité. Une association contre l’#Islamophobie a demandé au Conseil d’Etat de dire le droit. Je n’ai ni la compétence, ni l’intelligence du Conseil d’Etat, mais néanmoins en tant que citoyen et analyste de la vie politique, je pense que la France a beaucoup de mal avec ses populations françaises d’origine  étrangère qui se communautarisent malgré les déclarations des hommes politiques, qui imposent des modes de vie spécifiques et identitaires en dépit des politiques publiques de la ville qui ont échoué.

 

L’élection présidentielle à venir (déjà les Primaires à Droite) vont porter sur les notions d’identité et de sécurité. J’ai beaucoup de respect pour Chevènement et Hollande, mais la fondation pour les œuvres musulmanes chargée de réfléchir sur l’Islam de France (créée déjà sous De Villepin) ne servira à rien. Il y a 40 intellectuels français de confession musulmane qui ont fait un excellent papier dans le Monde et qui ne sont pas consultés. La France n’aime pas ses enfants d’origine étrangère et intellectuels, même s’ils existent, ils doivent rester cachés. Ce n’est pas une attaque mais un constat et mes propos reposent sur l’expérience concrète. #Union Européenne