Dans l’émission de ITele/Le Monde/Les Echos/Europe 1 du 28 août 2016, le candidat Juppé a clarifié la notion d’identité heureuse qui avait été raillée par Sarkozy à la page 17 de son ouvrage « Tout sur la France » paru aux éditions Plon. Alors que pour #Nicolas Sarkozy, il y a une seule identité, l’identité nationale, marquée par l’assimilation des populations d’origine étrangère dans la culture française, Alain Juppé développe d’une identité heureuse et harmonieuse articulée des notions de diversité et d’unité, diversité de la population française aux origines différentes qu’il faut rassembler et unité au sein de la Nation française à condition de respecter deux éléments importants :

  1. pas de communautarisme ;
  2. respect de la laïcité avec en toile de fond liberté, égalité et fraternité et surtout égalité entre les hommes et les femmes.

 

Pour Juppé, Sarkozy ne fait qu’un constat sur une identité heureuse qui serait affaiblie. Cette façon de faire est populiste et non constructive car elle n’apporte aucune solution, alors que lui propose de remettre la France sur la voie du plein emploi, du travail, de l’organisation méthodique et de l’espérance sans cliver les populations françaises dont l’identité est en souffrance. En introduisant l’espérance, Juppé pense que la construction de l’identité heureuse et rassemblée sera possible. La bataille entre Juppé et Sarkozy pendant la primaire montre à quel point les deux hommes se haïssent depuis que leurs chemins se sont croisés dans les années 1970 au sein du RPR.

 

Sarkozy, naguère enfant chéri de Chirac, a été délaissé pour Juppé et n’a jamais occupé de poste ministériel lorsque Chirac avait été Premier Ministre. C’est Balladur qui a donné sa première chance à Sarkozy en 1993. La trahison de Sarkozy en choisissant Balladur contre Chirac a entrainé sa traversée du désert après l’élection de Chirac en 1995. Il est revenu dans les papiers de Chirac avec la bénédiction de De Villepin et parce que Alain Juppé était hors-jeu et que celui-ci a assumé la condamnation des tribunaux pour protéger Jacques Chirac dont tout le monde savait qu’il avait joué un rôle dans les emplois fictifs à la Mairie de Paris. Juppé a endossé, sans dire mot, toutes les turpitudes financières au sein de la Mairie de Paris. Son exil au Canada ne lui a pas permis de concourir à la tête de l’UMP dont il faut rappeler qu’il a été le fondateur avec Jacques Chirac et pas Sarkozy. Ce dernier a pu s’emparer de l’UMP et devenir en 2007 Président de la République.

 

La compétition actuelle n’est donc pas nouvelle. Juppé, considéré comme intellectuellement supérieur à Sarkozy de par son cursus de grandes écoles (Ulm et ENA), est surtout perçu comme un faible animal politique, moins combatif que Nicolas Sarkozy. Voilà les éléments du débat. Qui de Sarkozy et de Juppé gagnera ? Le match est ouvert. Pour l’instant Fillon et Le Maire sont des challengers, mais attention, en compétition sportive, le challenger peut battre le favori, on a bien vu cela à Rio  lorsque le Brésilien Thiago Braz Da Silva a terrassé Lavillenie à la perche alors que celui-ci se pensait déjà vainqueur. Les images étaient fortes, il n’a eu que ses larmes pour se consoler. Il en va ainsi en politique où les choses sont similaires à la compétition sportive. #Alain Juppé #François Fillon