C'est avec audace et courage qu'il décide de quitter la prison dorée de Bercy. Passionné et déterminé, #Emmanuel Macron opte pour la liberté. Le cap : son nouveau parti En Marche !, qui compte à ce jour 60 000 donateurs. François Hollande lui avait accordé sa confiance, enferrant ainsi sa fidélité : "Emmanuel Macron sait ce qu'il me doit". Sept mois avant la fin du quinquennat,  le natif d'Amiens n'a pu achever sa mission au sein du Ministère de l'Economie, des Finances et du Numérique et laisse sa place à Michel Sapin.

Pourquoi démissionner aujourd'hui ?

On pourrait dire chronique d'une démission annoncée ! Avril 2016, Macron ose se démarquer. Il crée le mouvement #Politique En Marche !, qu'il ne veut ni à droite, ni à gauche. Il apparaît alors étriqué au sein du gouvernement. En quelques mois, il a semé des petits cailloux qui laissent à penser qu'il a largement préparé sa sortie.

Après deux années au ministère des finances, son bilan est mitigé. Il laisse en souvenir, une loi dite Macron, très controversée, un ministère à l'abandon avec des missions de plus en plus compliquée à remplir, un mécontentement syndical appuyé. Il existait effectivement une contradiction entre les idées de Macron et le gouvernement.

La liberté n'a pas de prix !

Sa démission actée, le voilà libéré pour entamer une aventure personnelle. Il pourra désormais aborder, sans entrave, tous les sujets. Son choix : être libre et responsable, pour un nouvel espoir. Sa route est tracée. Son programme commencera par la communication du diagnostic de la France dès septembre. Les équipes d'En Marche ! ont déjà sillonné les routes et les travaux du QG, dans le quartier Montparnasse à Paris, sont en passe d'être achevés. 

En tête des sondages, il est le symbole d'une génération qui n'est pas représentée, une génération qui cherche à bousculer les lignes politiques.

A 36 ans, il trouve curieusement beaucoup d'appui dans l'électorat de droite. Il entretient  une proximité, à chaque coin de rue, qui rappelle celle que Jacques Chirac entretenait avec son électorat.

Sa déclaration iconoclaste, dans un lieu de la République comme Bercy, restera dans les mémoires : "j ai réussi et commis des échecs". En jouant la modestie, il quitte ses fonctions avec peu de mots pour son mentor, François Hollande.

Cette démission n'est pas sans conséquence pour le président de la République, mais elle ne l'est pas plus pour les candidats à la présidentielle, de droite comme de gauche.