C'est sur France 2 que Benoit Hamon vient d'annoncer sa candidature à la Primaire à #gauche, en vue de l'élection présidentielle de 2017. "C'est d'abord une décision que j'ai prise en mesurant les conséquences et les responsabilités. Parce que les quinquennats se succèdent et les hommes providentiels aussi", a-t-il déclaré.

 

Une candidature autour du travail

L'ancien ministre avait déjà, à plusieurs occasions, exprimé son désir de candidature. Il a plusieurs fois insisté sur l'idée de représenter "une vraie alternative" face au journaliste de France 2. Notamment en ce qui concerne l'économie et "la réduction du temps de travail, qui crée de l'emploi". Il a ajouté que sur la question du modèle de développement, "....c'est à dire aujourd'hui toutes ces formes d'initiatives économiques qui se préoccupent de créer de la richesse....", l'essentiel serait pour Benoit Hamon de "savoir quel est l'impact de l'activité économique sur l'intérêt général". Un intérêt général qui aurait été bafoué : "...le modèle de la V ème république est une machine à trahir", faisant référence à la récente loi travail, qui ne s'inscrirait pas selon lui, dans le programme défendu par l'actuel président élu. "Au regard de la déception que François Hollande a créé dans son camp, c'est trop tard pour recréer cette relation de confiance avec les Français".

 

Un pour tous et tous pour un ? 

Il est fort à parier que les candidatures à gauche vont encore se multiplier. "On exposera nos idées, la question se posera après, si Arnaud (Montebourg) veut me soutenir, il est le bienvenu". Cette primaire aura lieu face à une déferlante de candidatures, y compris probablement celle de François Hollande, auxquelles Jean-Christophe Cambadélis devra faire face. "Mieux que cela ou pire que cela c'est aussi notre modèle démocratique qui est en crise. Les Français vivent dans une démocratie intermittente", a poursuivi Benoit Hamon, en faisant référence "au droit de vote qui a lieu tous les les 5 ans", et donc laisserait les Français "sans voix entre deux scrutins". On attend de voir comment le premier secrétaire du Parti Socialiste ,Jean-Christophe Cambadélis, va régler la question démocratique au sein de la primaire à gauche, avec ces anciens ministres. Si leur intermittence au sein du gouvernement a dispersé la gauche, ces derniers rêvent d'un candidat porteur d'union et de valeurs assumées fortes, pendant que beaucoup d'électeurs de gauche redoutent le scénario de 2002.

#benoithamon #PS