Le terrorisme récurrent en France a pu faire croire à certains de nos compatriotes que l’on pouvait établir une égalité entre #Islam et #Terrorisme, ou entre musulmans et terroristes. Attention à l’amalgame, les choses sont plus complexes. L’islam ne génère pas des terroristes et tous les musulmans n’en sont pas (sauf les terroristes qui se réclament agir au nom de l’islam). On nous parte d’un islam à la française, c’est Valls qui le dit dans le Journal du dimanche. Y aurait-il un islam à la française, à la néerlandaise, à l’allemande ? Regardons les choses au fond,, il y a un islam et des organisations différentes selon les pays européens.

 

Les terroristes qui tuent se revendiquent musulmans, or  ce sont des délinquants, des repris de justice qui utilisent l’islam pour créer un trouble majeur au sein de la communauté française. Il faut les mettre en prison, hors d’état de nuire. Le problème est qu’un islam à la française impliquerait une vaste réorganisation de la pratique du culte musulman en France et se poseraient ainsi les questions de sa représentation, des locaux et du financement. Valls refuse un financement qui viendrait de l’étranger, il faut donc créer les conditions fiscales pour que nos concitoyens musulmans pratiquent leur religion au même titre  que les autres citoyens de religion chrétienne, juive et autre. Il faudrait regarder ce qu’il se fait dans les autres communautés et, avec des aménagements, les appliquer à la communauté musulmane.

 

La question de la pratique de l’islam est centrale dans notre société car elle est récente, à la différence des pratiques chrétiennes et juives. La République laïque refuse le communautarisme mais admet les communautés religieuses; une laïcité totale et intégrale est impossible et il faut raison garder quand on aborde ces questions. Une fois résolue la pratique et l’organisation de l’islam en France, il faudrait que les puissances publiques s’interrogent sur la propagation de l’islam dans certains quartiers de notre pays quasiment abandonnés et dont la communautarisation se fait à un rythme accéléré (certains territoires en Ile de France et à Marseille). Il y a un échec des puissances publiques, de Droite comme de Gauche, pour faire exister correctement le vivre-ensemble qui fleurit dans tous les meetings électoraux. La fraternisation des communautés religieuses n’est pas un problème en soi, comme on a pu le voir ce week-end en Seine-Saint-Denis et à Saint Etienne du Rouvray, territoires dans lesquels les églises ont été ouvertes aux pratiquants musulmans. Il faut d'ailleurs noter que l’Eglise est toujours ouverte à tout citoyen, quelle que sa religion, l’invitation exceptionnelle aux musulmans à participer aux offices hier, dimanche 31 août 2016, s’explique par l’assassinat du prêtre Jacques Hamel.

 

Les communautés religieuses en France ne se connaissent pas toujours. Elles s’ignorent la plupart du temps et les événements de la géopolitique apparaissent pour elles comme des surprises pas toujours agréables. Cela est vrai quand un des membres des communautés religieuses est impliqué dans un acte répréhensible socialement et politiquement, surtout quand il s’agit d’un meurtre. La France doit réfléchir sur la façon de faire exister positivement l’islam dans ce pays ensemble avec les musulmans. Il faut féliciter la contribution d’un certain nombre d’intellectuels français de religion musulmane qui, dans une déclaration dans le journal Le Monde, appellent à une réorganisation de la pratique de l’islam en France dans ses fondements, ses principes et surtout dans la désignation de ses représentants. Sarkozy a fait exister le CFCM (Conseil français du culte musulman). Ce conseil est contesté par certains de nos concitoyens d’obédience musulmane, ce qui tend à montrer que des efforts doivent être faits pour faire exister une organisation française, avec une pratique d’un islam non pas à la française, mais d’un islam qui s’appuie sur une organisation et une pratique françaises. #Daesh