La prétendue « cellule noire » de l’Élysée, qui manipulerait les magistrats telles des marionnettes, a laissé Christian Flaesch sortir de garde à vue, mais fait encore mijoter le Squale, Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement intérieur. Ce sont des « caves », comme l’ex-commissaire Michel Tanière, en retraite depuis 1998, qui n’avait cessé de caresser le pouvoir (en place ou assuré de prendre la relève) pour développer sa carrière. Attendez-vous à ce que, soumis aux méthodes qu’ils préconisaient, ils craquent, et balancent autant que #Patrick Buisson, aux poubelles des coulisses de la présidence, dont le livre, La Cause du peuple, est plus désastreux que les révélations de la presse américaine sur Donald Trump.

Silence assourdissant

Ce n’est certes pas tout à fait plié pour Sarkozy après l’accablant portrait à charge que dresse l’ancien de Minute, Patrick Besson, en 464 pages au vitriol. On ne s’étonnera pas du silence assourdissant de Bernadette Chirac, aussi « corrompue » que son mari, selon Sarkozy, qui a arrosé ses proches, dont Douillet, avec les dons des Pièces jaunes. Ni de celui d’Estrosi, qui a creusé le déficit de sa concession Kawasaki (le plus grand flop mondial de l’entreprise japonaise de tous les temps : lire les essais de Charly Duchêne) pour régaler le tout Nice et se faire élire. Encore moins des pudeurs d’un Baroin, roulé dans la farine, qualifié d’andouillette de Troyes, et qui est destiné à finir comme Olivier Stirn, « l’andouille de Vire » du Canard enchaîné. Le livre de Patrick Buisson (éds Perrin) sort demain, jeudi, et #Nicolas Sarkozy menacera peut-être de porter plainte, comme un Jean-Marc Morandini promettant de s’attaquer aux Inrocks.  Buisson dit « je ne suis pas Valérie Trierweiler », mais il écrit que non seulement les Français sont, aux yeux du candidat LR, des veaux, comme les qualifiait de Gaulle, mais des manipulables, et que les « sans dents » (comme le dernier sondage le révèle, les bac-, les plus démunis les plus crédules) sont le fonds de commerce choyé. « L’abruti » Estrosi se tait, le second couteau Baroin de même, et la « baronne » Chaudron de Courcelles, descendante Chaudron, aussi aristocrate qu’un Giscard-Bardoux (mais descendant d’une bâtarde de Saint-Germain) peut l’être. Jean-Marie Le Pen et sa fille veulent bien concéder un déjeuner avec Patrick Buisson, missi dominici de Sarkozy en 2007. Il n’est que Brice Hortefeux pour qualifier d’« affirmations invérifiables » les assertions de Buisson. Certaines découlent de notes, mais d’autres d’enregistrements clandestins dont Le Canard enchaîné a déjà divulgué la teneur.

Rachida et Rama, « colorées » de service

Il y a les veaux caucasiens comme lui, et l’électorat « basané ». Le rastaquouère Nicolas ne l’ignore pas. Et pour « leur en mettre plein la vue », il met en avant Rachida Dati et Rama Yade. Lesquelles pensent revenir à la soupe (Dati) ou se démarquer (Yade). Le « Tom Cruse du pauvre », comme se définit Sarkozy, a bien étudié les méthodes de l’église de Scientologie : décerveler. Comme Trump, avec Melania, titiller l’électorat avec le décolleté de Carla Bruni. Et flatter le machisme des électeurs. Il disait à Angela Merkel « je suis la tête, vous êtes les jambes » (en s’abstenant de comparer le galbe de celles de son épouse et celui de la Chancelière, sans doute un oubli). Les méprisées, par leur silence, clament à quel point elles sont complices.

Financement libyen

Chaque pilote de chasse sait qu’on ne peut éliminer un convoi en un seul passage. Buisson ne revient pas sur le financement de Sarkozy par Kadhafi. Mais Atlantico évoque un carnet : Sarkozy aurait touché 6,5 millions d’euros. Alors, Squarcini, on l’ignorait totalement ? Attendez-vous à savoir que Saïf al-Islam #Kadhafi, que connaît bien l’avocate Isabelle Coutant-Peyre, va en rajouter… De toute façon, si Trump n'est pas « out », pour Sarkozy, devancé par Alain Juppé (dernier sondage Sofres), ce ne sera que deux-trois paragraphes dans Wikipedia 2037 (À suivre).