Ce jeudi 15 Septembre, à l'appel des syndicats, de nombreux manifestants ont foulé le pavé pour l'abrogation de la #Loi Travail votée cet été, et ce dans toute la France.

 

Débordements

C'est à Paris que les débordements ont été les plus violents des deux côtés. Des CRS ont été sérieusement blessés dont un brûlé à la jambe après l'explosion d'un cocktail moloto,v et l'autre en arrêt cardiaque évacué par hélicoptère tandis qu'une quinzaine de personnes ont été interpellées. La montée de violence lors des différentes manifestations contre la Loi Travail démontre une fois de plus la discordance entre la population et le pouvoir. Le gouvernement fait, de manière incompréhensible, la sourde oreille aux demandes et exaspérations de ses propres électeurs. Le pari est dangereux : le pays, déjà mis à rude épreuve par les attentats, fragilisé par un taux de chômage record, divisé par les communautarismes et haines en tous genres risque de sombrer dans la guerre civile et/ou la désespérance. Certes, le nombre de manifestants décroit depuis le mois de Dévrier: ils étaient ce jour à Paris 12 à 13000 selon la préfecture de Police et 40000 selon les syndicats.

 

Déni des électeurs

Mais nombreux sont ceux qui n'osent plus battre le pavé de crainte de la violence qui s'y propage, et qui pourtant restent profondément opposés à cette loi. Si nul ne contestait la nécessité d'une réforme et la pertinence de certains changeants inscrits dans la lois, nul non plus ne peut ignorer le tournant libéral qu'elle inflige à gauche, faisant déborder la goutte de l'exaspération de l'électorat. Ce qui est principalement, contesté c'est le primat des "accords d'entreprise sur les accords de branche en matière de temps de travail" ( Agence AFP). On se demande où cette stratégie désastreuse peut bien mener ? En attendant, et le même jour, avait lieu à Belfort une manifestation contre la fermeture des usines Alstom. Est-il encore temps pour le pouvoir d'écouter la rumeur de la rue ? Pourquoi François Hollande s'évertue-il à accroître de jour en jour son impopularité. Certes, il ne s'agit pas de gouverner pour plaire à l'opinion mais pour donner des inflexions justes aux lois, mais en l'occurence aucune des deux alternatives ne semble recherchée. #Politique #Manifestation Paris