La France est un pays unique au monde où le clivage Droite/Gauche issu de l’expérience historique de ce pays continue de perdurer. Alors que les notions de Droite/Gauche n’ont pas beaucoup de sens aux Etats Unis ou en Allemagne, le clivage Droite/Gauche a encore de beaux jours en France. Ce partage de la société politique est l’expression des luttes historiques entre partisans d’un progrès social collectif et ceux qui mettent l’individu et sa responsabilité au centre du système. L’irruption du #Front National sur la scène politique française a favorisé la « disruption » des #Partis politiques traditionnels de Droite et de Gauche. La « disruption » est un terme anglo-saxon qui en informatique désigne la perturbation des éléments et des phénomènes étudiés. La disruption rapportée à la situation politique française, on s’aperçoit qu’élections après élections la scène politique française est perturbée par l’abstentionnisme et par la volonté de la société civile d’agir comme un concurrent réel des partis politiques. Il y a une concurrence de fait entre société civile et partis politiques pour essayer de convaincre les Français de remplir leurs obligations civiques en matière de vote.

 

Dans la société civile des mouvements de contestation naissent, comme les zébrés et autres associations qui estiment que les partis politiques traditionnels clivent la société et qu’ils sont en bout de course pour répondre de façon claire aux demandes politiques, sociales et économiques des populations. Le mouvement En marche d’Emmanuel Macron tire sa légitimité existentielle de cette disruption.  L’offre politique à Droite et à Gauche est devenue fade, sans saveur, sans odeur et sans influence réelle sur les demandes politiques des citoyens. Les partis politiques restent régressifs face aux exigences d’une mondialisation qui devient contraignante, même si les leaders politiques des partis utilisent des innovations des nouvelles technologies, comme les réseaux sociaux, pour valoriser leur offre politique. A Gauche comme à Droite de l’échiquier politique français, on assiste au développement de la prise en compte des nouvelles technologies dans les campagnes électorales. Cela reste insuffisant car le contenu politique est trop axé sur la communication et pas assez sur un véritable message politique à fort contenu politique et social.

 

L’abstention est au coin du bois pour l’élection présidentielle de 2017 comme pour les primaires. Concernant les primaires à Droite en 2017, comme celles à Gauche en 2011, nous sommes dans un sas de sélection qui fait figure de premier tour de l’élection présidentielle entre les membres d’un même camp. Les présences de Marine Le Pen et du Front national sur la scène politique obligent les partis traditionnels de Droite et de Gauche à se positionner, non en fonction du candidat républicain, mais en fonction de l’extrême Droite. Rien ne dit que Marine Le Pen sera au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017 et on peut se demander pourquoi les partis traditionnels de Gauche et de Droite valorisent cette présence de Marine Le Pen au deuxième tour. Cette valorisation démontre la disruption des partis traditionnels et leur incapacité à diffuser un message cohérent et de mobilisation de leurs troupes respectives. Marine Le Pen observe la scène politique avec gourmandise, sans publicité et sans présence permanente à la télévision. Elle observe avec intérêt la disruption des partis politiques traditionnels.

 

Ainsi va la France, notre beau pays, dans son absurdité critique, dans sa suffisance intellectuelle et dans sa capacité intellectuelle et comédienne de faire peur à l’électeur. Voilà pourquoi l’électeur se détourne progressivement des partis politiques traditionnels de Droite et de Gauche et que la disruption naissante va devenir grandissante et favoriser le lit durable de l’abstention et de la désaffection des partis politiques classiques. #Élections