Le fondateur du mouvement En marche ! caracole en tête des sondages, considéré par 45% des français comme celui qui ferait un "bon Président". Même s'il est resté flou sur ses intentions pour 2017, il devance largement #Manuel Valls (15%) et François Hollande (6%). En revanche, il s'est montré plus direct quant au bilan, selon lui, de la Gauche socialiste qu'il a quitté de son plein gré fin août. "Si l'on veut réussir, a-t-il déclaré, on ne peut pas faire les choses à moitié. Malheureusement, on a fait beaucoup de choses à moitié". Emmanuel Macron fait référence à toutes ses idées proposées et rejetées quand il était ministre, rappelle des divergences de vues notamment sur la déchéance de nationalité suite aux attentats et s'explique sur son parcours en tant que locataire de Bercy et vis-à-vis du Chef de l'Etat : "J'ai exprimé les désaccords de manière apaisée, dès le début. J'ai été appelé par un Président qui connaissait mes convictions, et je ne les ai jamais dissimulées. Je suis constant dans mon comportement".

 

Une vision plus salutaire de la politique

Lors d'un entretien au JDD, l'ancien ministre de l'Economie dénonce le cynisme du système politique qui fait foi et loi. Dans son viseur, l'ancien chef de l'Etat, #Nicolas Sarkozy. "Sa vision de l'identité française est une forme de rabougrissement de la France, a-t-il ajouté sans détour, il exprime la brutalité sociale, le cynisme, l'irresponsabilité dans sa politique européenne". Maintenant lancé pour développer son parti, il compte sur le soutien des Français pour arracher davantage de dons (3000 récoltés, à ce jour) et fait feu de tout bois pour émettre des appels de fonds et rencontrer des financiers. Depuis sa démission au Gouvernement, il a comptabilisé 12000 adhésions supplémentaires et ne compte pas en rester là. Après avoir séduit les agriculteurs à Châlons-en-Champagne le 1er Septembre, il est clairement déterminé à poursuivre sa route vers l'Elysée.

 

Atout ou handicap ?

Pour sûr, il incarne un renouveau politique et le fait d'avoir démissionné du gouvernement enlève tout crédit voire souligne l'échec de Hollande. Tout en affichant ses différences, Macron ne fait que se rallier à ceux qui ne sont que trop déçus d'un groupe politique ayant bercé de promesses illusoires les français. Cependant, rien n'assure encore la présence du jeune homme de 38 ans au premier tour des présidentielles. Pour certains, cette verdeur qu'il véhicule est un atout qui fait grimper sa cote de popularité tandis que, pour d'autres, c'est un handicap à cause de son manque d'expérience qui pourrait aller de pair avec son incapacité à gérer un pays. C'est notamment sur ce point qu'il lui faudra convaincre les électeurs. #Emmanuel Macron