Les Musulmans représentent approximativement une population de 4 millions, dont 29% estiment que la Charia est au-dessus de la République. La plupart des Musulmans sont Français, certains d’entre eux sont sécularisés, croient dans la citoyenneté et sont Français. Il faut remercier l’Institut Montaigne pour avoir mis les pieds dans le plan politique qui ne voulait pas voir le problème du mal-être de nos compatriotes musulmans en #France.  On a abordé le mal-être sur le plan religieux, ce qui est plus facile car l’actualité a rendu possible l’investigation du fait religieux, disons du fait musulman, car un certain nombre de Français identifient facilement, sans distance critique, #Terrorisme et musulmans.

 

La France a toujours refusé les statistiques ethniques pour ne pas mettre en exergue les atroces démarches des nazis envers nos compatriotes juifs. Néanmoins, les hommes politiques français se sont cachés derrière cette absence de statistiques ethniques pour ne pas dénoncer et apporter des remèdes vis-à-vis des injustices que subissaient beaucoup de Français, d’origine étrangère, à phénotype plus ou moins coloré allant du noir sombre au teint bronzé. Le problème est que la France n’a jamais résolu le problème de l’égalité et de la fraternité avec les populations issues de son ancien Empire et surtout des enfants nés sur son sol, dont les parents, grands-parents et arrière grands-parents ont appartenu à l’Empire français. La plupart de ses enfants nés sur le sol français expriment un sentiment de frustration car, malgré leurs réussites scolaires pour certains d’entre eux, leurs diplômes scolaires importants, ils se trouvent relégués dans des métiers sous-qualifiés et déclassés. La plupart d’entre eux refuse l’apathie de leurs parents qui ont construit les routes, le métro parisien et ne comprennent pas pourquoi ils sont déclassés.

 

Avec la crise économique et l’échec des politiques de la ville et de la rénovation des quartiers, le concept de la diversité et du vivre-ensemble est devenu une chimère et une impasse pour eux. Certains se sont réfugiés dans la délinquance violente, d’autres, musulmans pour la plupart, ont fait un retour vers la religion, vers l’Islam, comme salut ultime. Les politiques français ont laissé faire. Des ghettos se sont constitués dans les quartiers et l’islamisme politique aux aguets a compris que ces jeunes frustrés, refusés par le pays dans lequel ils sont nés, constituaient des proies faciles pour l’embrigadement mental. La pratique actuelle de Daesh correspond à cette stratégie car Daesh s’attaque à des adolescents qui constituent pour lui une proie facile .

 

La dé-radicalisation est peut-être une bonne méthode, mais elle est insuffisante car elle reste trop institutionnelle et ne va pas suffisamment au fond des problèmes sociaux et de la division ségrégative que les entreprises opèrent en direction des populations françaises d’origine étrangère, mais qui continuent d’être perçues comme des non-français et des immigrés. Il faut ouvrir les fenêtres et les portes de la République française qui, malgré ses dénégations, favorise le communautarisme, même si elle s’en défend.

 

Que la compétition républicaine revienne en France sur des bases claires et saines (comme dans le sport et aux Jeux Olympiques) et que tous les enfants français soient recrutés par les entreprises sur la base de leurs compétences et qualifications et non sur leur phénotype ou croyance religieuse. La diversité y gagnera en efficacité, en solidarité et en fraternité. Le problème du terrorisme en France ne peut être lié à l'existence de musulmans français, même si certains d'entre eux sont attirés par l'#Etat Islamique qui véhicule une idéologie mortifaire