Les dentistes sont des gens d'affaires très posés: on pense pouvoir leur échapper, mais c'est sans compter sur la rage de dent qui vous amène sur le fauteuil moelleux d'une pièce aseptisée. Pourtant j'étais serein et sûr de moi, mais c'était sans compter sur le passé... Ce dernier se rappelle à mon bon souvenir en m'assénant un vilain coup de poing, m'occasionnant une vilaine grosseur à la joue gauche, maxillaire inférieur, pour ne rien vous cacher !  Et là je fais un bon d'une trentaine d'années en arrière... 

 

Tout a commencé dans un lieu banal, à Huahiné, une des îles de Polynésie française

Il était tôt, le matin était chargé des parfums du tiaré et j'entendais au loin les vagues venir se coucher sur la barrière de corail. Bref, des matinées de routine comme nous en connaissons tous avec tous les bruits habituels de ces lieux rébarbatifs. Et comme tout le monde, j'entame cette nouvelle journée dédiée au farniente et à la baignade dans le lagon, par une bonne douche. Au moment où je tire sur la corde qui fait basculer l'arrosoir sur mon corps déjà moite, je sens la tête d'une de mes molaires prête à fuguer. Je stoppe dans mon élan et porte ma main à la bouche... La belle blanche, très utile pour mastiquer le "mahi-mahi" (plus communément appelé dorade coryphène sous les cieux pluvieux et froids...) m'avait définitivement tiré sa révérence ! "Tant pis ! me dis-je... j'en ai encore 31". Positiver ! Toujours positiver devant l'adversité.Et c'est au moment oú le dentiste commence à ferrailler dans ma bouche, que j'émerge...

 

Un article qui commence comme un discours politique : beaucoup de blabla...

Je trouve dommage que les français veuillent attendre que la douleur les réveille. Cela fait au moins trente ans qu'ils sont "sans dents" et ça ne semble plus les toucher. Peut-être ont-ils un problème dû à un déficit de passion pour leur pays. Toujours est-il que les sondages donnent encore gagnant la clique des grabataires et des repris de justice. Quelle tristesse ! Que faudrait-il pour que le peuple se réveille ? Pas forcément pour brandir les armes de la révolution violente, mais juste éprouver un sursaut de fierté patriotique qui enverrait balader les donneurs de leçons, les empêcheurs de penser et de s'exprimer librement, les laveurs de cerveaux, les princes de la finance pourrie et le gang éternel de l'ENA, foyer pourvoyeur des membres d'une secte qui se serre les coudes bien au-delà des notions pseudo-partisanes, et dont le seul but est de s'assurer du caviar à tous les repas et à vie.

Reste à savoir qui sera le dentiste capable de réveiller les patients avachis dans leur fauteuil instable. A moins que la douleur ne soit pas encore suffisamment atroce pour qu'ils prennent rendez-vous. Entre dentiste et les menteurs comme des arracheurs de dents, il faudra choisir !    #Élections #Président de la République #Démocratie