Dans le Pas-de-Calais, la semaine s'annonce chargée pour les autorités. En effet, prévu depuis plusieurs mois, le démantèlement de la Jungle commencera lundi, et, avant de pouvoir débuter, il faut répartir 6400 #réfugiés partout en France... en moins d'une semaine. 

Répartir humainement les migrants

Avant de pouvoir commencer à démanteler la Jungle, elle doit être évacuée. Ainsi, 60 bus seront affrétés, lundi pour répartir équitablement plus du tiers des #Migrants entre les différentes régions françaises. D'autres bus sont prévus au cours de la semaine pour les deux tiers restants. Heureusement, ces derniers auront le droit de choisir entre deux régions de destination le jour même. Mais c'est sans oublier que la plupart des migrants installés dans la Jungle ne souhaitent pas partir, si ce n'est pour se rendre en #Angleterre. Or, on leur demande de se rendre ailleurs sur le territoire français. Bref, sur le papier, les autorités semblent avoir tout prévu, sauf l'éventuel refus de certains.

Que se passera-t-il pour ceux qui ne souhaiteraient pas partir ? 

A la préfecture d'Arras, on craint quand même que le chaos du démantèlement soit l'occasion pour certains migrants de fuir dans la nature, évitant ainsi d'être conduits ailleurs en France. Cependant, les policiers auront pour ordre de laisser partir les réfugiés qui ne souhaiteraient pas être répartis. Le ministère de l'intérieur précise quand même l'éventualité, dans la journée de lundi, que des contrôles d'identité soient opérés, "ainsi que des placements en rétention administrative". Autrement dit, pas de "plan B" de la part du gouvernement en cas de refus. La solution bricolée semble, de ce point de vue, assez bancale. Or, les migrants se posent des questions sur les conditions dans lesquelles ils vont être hébergés ; il s'agit d'être accueilli dignement sur place. En outre, ils continuent, pour la plupart, de se battre pour parvenir en Angleterre. Malgré le démantèlement, la question est donc encore loin d'être réglée.