On peut le regretter mais c'est comme ça. Hormis ceux qui font de la politique une passion comme une autre, qui suivent la vie des partis au fil des ans, qui dissèquent les programmes, les Français ne s'intéressent à cette science si inexacte qu'au moment des campagnes électorales. Ils étaient ainsi plus de cinq millions, jeudi 13 novembre 2016, à regarder le premier débat de la #Primaire à droite  sur le plateau de #TF1, se focalisant plus sur les petites phrases que sur les explications trop techniques de futures mesures qui, le plus souvent, ne seront pas appliquées.

Plus qu'une seule incertitude : la place pour Matignon

Jean-François Poisson : La vraie surprise de ce #débat. Inconnu des Français, inexpérimenté, le président du PCD n'a pas tremblé. Il affiche ses différences, ne se dérobe pas et sait hausser le ton lorsque le temps de parole le frustre. De toute évidence, il ne peut pas compter sur une cohorte de conseillers. Son costume dénote. 

Nathalie Kosciusko-Morizet : C'est la seule femme et l'info n'est pas anecdotique. Elle donne l'impression d'être sur une autre planète, il lui faut préciser qu'elle est de droite... et elle flingue avec délice Sarkozy. Habillée en rouge, afin d'attirer l'attention sur elle, elle perd quelquefois l'auditoire en compliquant son discours.

Jean-François Copé : Il avait préparé son intervention d'introduction de débat. Mise à mort de Sarkozy qui lui rendra la monnaie de sa pièce. Il joue le mauvais garçon, il semble savoir qu'il est éliminé et veut faire payer ceux qui, en d'autres temps, l'ont laissé tomber. Semble s'être amusé.

Bruno Le Maire : Pas à l'aise, survolant et obligé de forcer pour tenter de convaincre. Pas de cravate, l'air "jeun's" mais semble un peu s'essouffler dans cette campagne électorale de la primaire de la droite. Prêt à être le premier ministre de Sarkozy ou de Juppé, s'il parvient à garder sa troisième place.

François Fillon : Et s'il était le grand vainqueur de ce débat. Il a un costume présidentiel, sombre comme le veut la tradition française, on le sent à l'aise du début à la fin, il parle avec un regard narquois lorsque Sarkozy s'exprime. Sans hausser le temps, il montre qu'il a la stature et se verrait bien écarter Le Maire. Mais lui ne pourrait faire un ticket qu'avec Juppé.

Nicolas Sarkozy : Pour un ex-président, il se présente très mal à l'aise avant d'être sauvé par la coupure de pub. Il ne sait pas parler en simple candidat et se la joue chef d'Etat. Il se prend de bec avec Copé, ce qui n'est pas pour déplaire au maire de Meaux. Il accuse le coup aussi quand Kosciusko-Morizet ne souhaite pas faire du neuf avec du vieux. Veut se faire passer pour Caliméro quand le téléspectateur a bien d'autres soucis plus graves.

Alain Juppé : Loin d'être spectaculaire, il s'en tient à sa feuille de route. Il ne se dérobe pas sur sa condamnation. Il semble être un spectateur des... bagarres entre les autres candidats et Sarkozy. Il fait montre d'une expérience de ... présidentiable. Il n'aura que l'embarras du choix pour trouver son premier ministre pour Matignon, sans doute celui qui lui offrira le maximum de voix pour le second tour de la primaire à droite, le 27 novembre 2016.

Prochaine manche le 3 novembre sur I Télé.