Début septembre, quelques jours après le départ d'#Emmanuel Macron du gouvernement, un sondage Odoxa réalisé pour "Le Parisien" et "Aujourd'hui en France" offrait une bonne nouvelle à l'ex-locataire de Bercy. 24% des Français pensaient qu'Emmanuel Macron est "susceptible de faire un bon président". Quelques semaines plus tard, un sondage Elabe pour "Les Echos" et "Radio classique" offrait également une perspective intéressante à l'ex-banquier de 38 ans. Dans la plupart des configurations réalistes, en fonction des candidatures d'Alain Juppé ou de Nicolas Sarkozy à droite - en plaçant ou non François Bayrou dans l'équation - celles de Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Jean-Luc Mélenchon ou François Hollande à gauche, Emmanuel Macron finirait à la troisième place au premier tour. Selon les combinaisons, les intentions de vote s'élèvent de 14 et 18%.

 

Des sondages flatteurs pour Emmanuel Macron

Alors que l'esprit philosophe a tourné la page du gouvernement le 30 août dernier après s'être heurté aux "limites" de son rôle, il se consacre depuis à son mouvement "En Marche !" lancé en avril dernier. Porté par l'élan populaire, il revendique plus de 80 000 adhérents. En outre, le premier élément à prendre en compte est que l'actuel Premier ministre ainsi que le président de la République semblent lui faire la courte échelle tant leur impopularité se faire ressentir. Ayant de manière peu judicieuse marteler l'objectif de "l'inversion de la courbe du chômage", le président en exercice se retrouve face à ses responsabilités, notamment aux vues des derniers chiffres révélant une nette hausse du chômage en août 2016 - 1,4% de demandeurs d'emplois en plus par rapport au mois de juillet. Emmanuel Macron, ouvertement littéraire, peut désormais bouger ses pions sur l'échiquier, et entrer pleinement en campagne politique même si, prudent, il se laisse le temps d'assurer sa décision.

 

Emmanuel Macron, convictions et futures perspectives

Ses sondages ne doivent rien au hasard, mais principalement à la force de conviction d'Emmanuel Macron. Jacques Attali, le haut fonctionnaire français qui avait misé sur l'ascension fulgurante de ce dernier, assure dans l'émission Envoyé Spécial sur France 2 : "Il a l'étoffe d'un président de la République". Suivi par les caméras de la chaîne du service public pour cet Envoyé Spécial lui étant consacré, Emmanuel Macron envoyait déjà quelques signaux, du temps où même les militants de gauche se braquaient contre sa réforme : "J'ai confiance dans l'intelligence collective et le peuple français", assurait-il. Même s'il rétorque à plusieurs reprises ne pas trop regarder vers le futur au risque de négliger la tâche présente, il est difficile de penser que le calcul politique, de celui qui avance à grandes enjambées, n'est pas à l'ordre du jour. Hyperactif par moments, l'ex-banquier ne ralentit pas la cadence, en témoigne la "loi Macron" passée après une nouvelle utilisation de l'article de la constitution 49.3. Rien ne semble arrêter l'ex-ministre de l'économie au discours maîtrisé - à quelques écarts près ("les illettrés", "le costard")  - comme sur les ondes de "Franceinfo", le 3 septembre dernier : "La loyauté, c'est d'être fidèle à ses idées, à son pays et à ce que l'on porte". La trajectoire d'Emmanuel Macron sera plus lisible après les rendez-vous du 4 octobre 2016, à Strasbourg, suivi des déplacements au Mans (le 11 octobre) et à Montpellier (le 18). Il présentera à ces occasions son fameux "diagnostic pour la France" établi grâce à environ 20 000 questionnaires récoltés en France. Mi-novembre, son "plan de transformation de la France" risque d'envoyer de nouveaux signaux positifs quant à sa, à demi-mots déjà avouée, candidature à l'élection présidentielle de 2017. #En Marche ! #Élections