La France qui unit (##Lafrancequiunit) voici le thème du troisième et dernier meeting d’Emmanuel Macron. A cette occasion, l’ancien ministre de l’économie a donné rendez-vous à ses sympathisants à Montpellier. Face à plus de 1 500 personnes, Emmanuel Macron a partagé ses vues sur l’épineuse question de l’identité, de la sécurité et de la place de l’Islam en France. Des sujets que de nombreux candidats déclarés ou non matraquent depuis plusieurs semaines, alors que jusqu’à présent, l’ancien chouchou de François Hollande avait soigneusement évité ces thèmes de campagne. Le natif d’Amiens a décidé de mettre les pieds dans le plat. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’Emmanuel Macron présente sa perception de l’identité nationale et ses propositions pour la sécurité et la place de l’islam et des musulmans en France. Depuis quelques heures, le leader du mouvement #EnMarche a enfin partagé son diagnostic et ses opinions sur ces questions difficiles. Alors que tous les candidats ont choisi de faire de l’identité, l’immigration, la sécurité et l’islam leur cheval de bataille, Emmanuel Macron a attendu son dernier meeting pour aborder cette thématique brûlante.  Pour parler de ces sujets, le possible candidat aux élections de 2017 a préparé un discours tout en nuance et en mise en perspective. L’ancien locataire de Bercy a fait le choix d’opposer et de confronter deux pays et deux pensées très différentes. Il a d’ailleurs commencé par opposer Montpellier, ville d’innovation et d’ouverture sur le monde, à Béziers que l’ancien ministre a défini comme un lieu replié sur lui-même dont le maire, Robert Ménard a été vivement critiqué. Après avoir opposé les villes, Emmanuel Macron a aussi confronté les Français en prenant le cas des deux jeunes convertis à l’Islam qui ont fait l’apologie des attentats du 13 novembre et Mohed Altrad, élu meilleur entrepreneur mondial en 2015. Ce syrien naturalisé est arrivé en France à l’âge de 17 ans. Il est aujourd'hui à la tête d’une entreprise fructueuse dans le sud de la France.

 

L’islam, la radicalisation et la culture

Quelle est la position d’Emmanuel Macron sur l’islam en France ? Cette question a finalement trouvé une réponse ce soir puisque l’ancien banquier a choisi d'aborder ce sujet. Après avoir demandé un débat dépassionné sur ce thème, Emmanuel Macron a plaidé pour que l’islam puisse trouver une juste place. L’ancien ministre n’a pas hésité à faire un cours d’histoire devant un auditoire littéralement suspendu à ses lèvres. En parlant des Huguenots et du rapport que la France a entretenu avec toutes les religions, Emmanuel Macron a voulu tenir un discours rassurant et positif, voulant ainsi se démarquer de ses probables opposants notamment à droite. Quand d’autres parlent de déchéance de nationalité et centres de rétention, Emmanuel Macron évoque Stendhal, André Gide, Romain Gary et d’autres figures historiques de la culture française. Une manière pour le président d’En Marche de placer la culture en premier moyen de lutte contre le radicalisme.

 

Une réforme du droit d’asile

Concernant les migrants, Emmanuel Macron ne fait pas preuve d’une grande originalité puisqu’il demande comme d’autres candidats une réforme du droit d’asile afin de raccourcir les délais d’attente pour les personnes qui sollicitent ce statut. Toutefois, l’ancien ministre se veut ferme pour les personnes n’ayant pas vocation à bénéficier de cet état et prône une reconduction à la frontière. #EmmanuelMacron