Le chef de l'Etat doit se rendre à Florange ce après-midi pour défendre son bilan sur le site d'#ArcelorMittal. En effet, il avait promis, lors de sa campagne, en février 2012, de faire voter une loi obligeant les grandes firmes souhaitant se séparer d'une unité de production à "la céder à un repreneur". Or, depuis, les hauts fourneaux d'ArcelorMittal ont fermé en 2013. Pour de nombreux ouvriers, il s'agit de sa première trahison électorale. Il risque d'être mal accueilli. Comment le Président compte-t-il se défendre ? Il affirme avoir promis de sauver le site et d'éviter tout plan social. Selon lui, ce sont ces promesses-ci qui ont été tenues. En effet, si les hauts fourneaux ont effectivement fermé, aucun salarié n'a été licencié, et tous ont été reclassés. Mais le fait passe mal pour les principaux syndicats ouvriers, qui attendent ce dernier de pied ferme cet après-midi. D'autant plus que sa côte de popularité a encore chuté avec la révélation de ses récents propos

Quelle réaction des syndicats ?

La CGT mobilise déjà des salariés à l'entrée de l'usine. Elle souhaite, de plus, dénoncer "les engagements non tenus" de #François Hollande dans l'après-midi. FO, en revanche, invite à boycotter la visite présidentielle. Car, pour cette dernière, c'est aussi la Loi Travail qui doit être dénoncée. Elle s'attendait, par ailleurs, à une nationalisation du site. Cela n'a jamais été le cas.

Du pain béni pour la campagne de Montebourg

Arnaud Montebourg était alors ministre du Redressement productif. Donc, cette actualité lui permet de vanter son action tout en critiquant le blocage présidentiel. Il s'est rendu une semaine plus tôt sur le même site pour discuter avec les salariés. Il a fait cette visite "le coeur serré", selon ses mots. Ainsi, il a pu regretter que sa proposition de nationaliser pour sauver les hauts fourneaux ait été, à ce moment, rejetée par le Président. Il est bien entré en campagne ; et, à ce qu'il semble, les amis d'hier sont devenus ses ennemis d'aujourd'hui.  #Président de la République