Les micro-siestes sont plus nombreuses qu’à l’accoutumée, depuis quelques jours, dans le camp des candidats à la primaire de la droite, introductive à l’élection Présidentielle de mai 2017. Les chefs de cabinet ont également rayé d’un grand trait rouge, la journée d’aujourd’hui sur les agendas. Tels des sportifs, ils ne doivent pas rater le match aller des débats, celui programmé ce soir sur TF1. Pas sûr que Gilles Bouleau qui, aux côtés de Elizabeth Martichoux et Alexis Brézet, animera le débat, n’ait pas prévu lui aussi un petit « truc » pour faire retomber la pression. Car celle-ci sera forte pour un exercice inédit à droite.

Le débat télévisé de la primaire plus verrouillé que jamais

Rien n’a été laissé au hasard pour ce show télévisé alors que les sept candidats, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, François Fillon, Alain Juppé, Bruno Le Maire, Jean-Frédéric Poisson et Nicolas Sarkozy, se retrouveront, à la plaine St-Denis, assis en demi-cercle. Chacun aura droit à vingt invités que le téléspectateur ne devrait pas voir, cachés qu’ils seront par deux rangées de vrais spectateurs .Comme tout bon premier de la classe, c’est Sarkozy qui se retrouvera au centre des candidats. A sa gauche Le Maire, à sa droite Copé mais pas sûr qu’ils fassent la causette derrière leur pupitre espacé de 80 cm.Copé qui devrait se présenter le premier, en 60 secondes, au cours de « La primaire : le débat » qui annonce la couleur : une douzaine de questions pour chacun et des réponses courtes. A condition de rester dans la limite de 30 secondes d’intervention, les candidats pourront s’interpeller. Alain Juppé aura le grand privilège de parler en dernier et le maire de Bordeaux a sans doute déjà prévue une chute qui ne pourra pas être « contrariée » en direct. Les téléspectateurs auront droit à l'économie et au social en entrée, avant le plat de résistance autour de la sécurité, de l’identité et du terrorisme. Ce soir les enjeux ne seront pas les mêmes pour les sept candidats mais si deux seuls (Sarkozy et Juppé) semblent pouvoir l’emporter au second tour dimanche 27 novembre, les sept ont beaucoup à perdre, en cas de mauvaise prestation mais aussi à gagner. « Maillon faible » sur le papier, Jean-Frédéric Poisson pourrait être un peu impressionné par sa première dans la cour des grands.

Baroin victime potentielle d'un débat sans lui

Les autres candidats ne comptent  pas vraiment sur lui pour poursuivre l’aventure, et il aura peut-être du mal à "monnayer" ses voix entre les deux tours. Dans un débat qui ne devrait pas ressembler aux crêpages de chignons américains, Poisson pourrait par contre être le seul à « allumer », le cas échéant, sans prendre de risques.  Copé, Fillon, Kosciusko-Morizet et Le Maire, même si celui-ci a encore des ambitions, devront faire dans le calcul. Au plus les jeux seront serrés entre Sarkozy et Juppé, au plus Matignon pourrait se rapprocher pour l’un d’eux. Comme premier ministre de Sarkozy, par exemple, qui ne manquerait pas de sacrifier son dauphin, #François Baroin, président de l’association des maires de France s’il avait besoin d’une alliance. On verrait donc mal, l'ex-Président de la République, tirer à boulets rouges ce soir. Si Sarkozy sait qu’en #Politique le sacrifice fait partie du jeu… Baroin ne l’ignore pas non plus. Première manche, ce soir à 21 heures sur TF1. #Élections