Le décret tant redouté par les anciens Chefs d'Etat et tant attendu par les Français est enfin arrivé. Publiée ce jour par le Journal Officiel, cette réforme voulue par François Hollande instaure une dégressivité des moyens jusqu'ici accordés aux anciens présidents et réduit également, au-delà de la cinquième année suivant le départ de l'#Elysée, le nombre de collaborateurs permanents rémunérés par l’Etat.

Qui va être concerné par ce décret?

Les présidents concernés sont ceux ayant été "investis avant le 15 mai 2012", soit Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, qui vont désormais devoir réduire un peu leur train de vie. Pour l’actuel président et ses successeurs, le délai commencera à courir dès la fin de leurs mandats. D'après l'Elysée, la reprise de cette réforme a été rendue possible par le rejet par le Conseil d'Etat d'une requête de l'association Anticor qui réclamait l'annulation du courrier du 8 janvier 1985 de Laurent Fabius (alors Premier ministre) à Valéry Giscard d'Estaing (ancien #Président de la République) définissant une série d'avantages matériels pour les ex-présidents.

Les anciens Chefs d’État soutenus par le Conseil d’Etat

Saisie en septembre dernier par l'association Anticor (association pour la prévention de la corruption), qui contestait la légalité du moyen par lequel avait été décidé l’octroi de ces avantages aux anciens présidents, la plus haute juridiction administrative avait purement rejeté le recours. En effet, l’origine des statuts et avantages accordés aux anciens présidents tient dans cette simple lettre, adressée à l'ex-chef de l'État Valéry Giscard d'Estaing par Laurent Fabius, à la demande du président François Mitterrand. Le statut défini dans cette lettre inclut le bénéfice d’un appartement de fonction meublé et équipé, dont la maintenance et les charges sont assurées par l’État, du personnel de service, de fonctionnaires de police assurant la protection rapprochée, d’une voiture de fonction avec chauffeur et de 7 collaborateurs, le tout pour la coquette somme de 9.6 millions d’euros. A ces avantages s'ajoute le bénéfice, accordé par l’article 56 de la Constitution, qui confère aux anciens présidents le droit de faire partie du Conseil Constitutionnel ainsi que de percevoir une indemnité de 12.000 euros#Politique