Ils seront sept à débattre ce jeudi 13 octobre sur TF1 pour aider les électeurs à choisir celui qui représentera la droite et le centre à l'élection présidentielle. Parmi eux, un inconnu du grand public : Jean-Frédéric #poisson, qui devance pourtant Jean-François Copé dans les premiers sondages avec 1,5 % des intentions de vote contre 1 % à son adversaire. Cet homme, c'est le président du Parti chrétien démocrate (PCD), 10 000 adhérents, et traditionnel allié du parti #Les Républicains (LR). Successeur de Christine Boutin à la tête de ce parti, l'ancien maire de Rambouillet (de 2004 à 2007) est également député. Antilibéral, conservateur, eurosceptique, souverainiste, il promet de se démarquer grâce à sa "force de convictions". Et il lui en faudra pour abroger la loi Taubira permettant le mariage entre personnes de même sexe, expliquer sa volonté de dialoguer avec le Front national ou supprimer le travail dominical.

J-F Poisson, chrétien et philosophe

Se définissant comme un "bad boy" élevé à la bagarre de rue, Jean-Frédéric Poisson a été exclu de huit établissements scolaires avant de trouver sa voie, et sa foi, en cours de philosophie. C'est pendant une heure de cette matière que ce futur docteur en philosophie va être touché par la grâce divine, le "samedi 30 janvier 1982 à 9h15", précise-t-il. À partir de là, l'homme agnostique va se convertir au catholicisme. Depuis, le président du PCD ne cesse de défendre la culture chrétienne, jouant même de son nom qui en représente un des symboles. Un de ses grands projets est d'ailleurs de faire inscrire les racines chrétiennes de la France dans la Constitution. Une provocation non dissimulée pour un terme que Jacques Chirac avait refusé de voir inscrire dans la Constitution européenne de 2005.

Le député Poisson, une personnalité de l'Assemblée

Passionné de bridge, ce joueur invétéré aurait pu être champion de France si ses activités politiques ne le prenaient pas autant. Ses amis en parlent comme d'un "bon vivant aimant les bonnes tables". Le député de droite est un grand sportif : judoka et rugbyman, il joue ailier gauche dans le XV parlementaire (l'équipe de rugby du Parlement). L'homme dit apprécier l'humour et pratique de temps en temps quelques blagues, comme le 1er avril 2013 où il annonce son intention de déposer une loi "pour protéger les députés portant nom d’animal aquatique", en référence à son patronyme et à celui de son collègue député Jean-Marie Tétart. #Primaire