Sarkozy sent le vent et l’accompagne. Il pense que la France actuelle, influencée par le terrorisme, apeurée par le chômage, les migrations successives, est représentative de cette France dite de majorité silencieuse qui a peur de perdre ses points de repère, ses valeurs, son identité. La majorité silencieuse est synonyme de cette France des oubliés, de cette France dite populiste souvent pas très formée professionnellement et intellectuellement et qui est prête à voter avec ses tripes, à condition qu’on lui en donne l’opportunité.

 

Sarkozy estime que cet électorat qu’il dispute à Marine Le Pen s’oppose largement à la classe des élites, celle que représente Juppé, Bruno Le Maire, NKM et à un niveau inférieur Fillon, professeur d’Histoire géographie, assistant de Joël le Theul dont le décès a propulsé la carrière de Ministre jusqu’à devenir premier Ministre sous #Nicolas Sarkozy après son éviction du gouvernement formé par Dominique de Villepin. Les images sont saisissantes : on voit Fillon traverser la rue et s’adresser aux caméras en disant qu’il allait rejoindre Nicolas Sarkozy pour l’aider à construire le projet présidentiel de 2007. Ainsi est fait François Fillon, lucide et opportuniste, travaillant surtout pour sa propre réputation et utilisant la France comme un prétexte pour arriver à ses fins. Dans tous les cas, il n’appartient pas à l’élite intellectuelle supérieure, mais moyenne qui a réussi en politique. Sarkozy a compris que le peuple peut l’aider à accéder au pouvoir comme les classes moyennes et populaires l’ont aidé en 2007. Aujourd’hui la mondialisation nourrit le rejet des élites. Sarkozy estime que le populisme est d’abord la contestation des élites en politique. Dans l’histoire de France, l’élitisme depuis le 15ième siècle est le fait de la naissance du pouvoir, de l’argent et du savoir. Ces trois aspects se combinent aujourd’hui pour permettre à la classe politique d’exercer son pouvoir sur les classes populaires et moyennes. La création de l’ENA en 1945 est le résultat de cette élite de la compétence à laquelle n’appartiennent ni Sarkozy, ni Poisson, ni Juppé, mais tous les autres impétrants à la Primaire de Droite, même si NKM n’a pas fait l’ENA mais Polytechnique.

 

Juppé est gêné quand on parle de l’élite dont on dit qu’elle peut se transformer et être utile, alors que Bruno le Maire propose de supprimer l’ENA. On note que l’élite française n’est pas assez ouverte sur le monde extérieur, elle est singulière en ce sens qu’elle n’est pas assez ouverte sur les enjeux extérieurs, et assez paradoxalement, elle est comparable au populisme sarkozyien qui reste arc-bouté sur les frontières nationales. Espérons que les débats les 3 et 17 novembre permettront aux candidats de la primaire de Droite d’évacuer cette confrontation populiste-élite et d’éclaircir les débats portant sur la place de la France dans l’Europe, dans le monde. Au fond il reste aux différents candidats de fonder un projet politique de Droite pour la Droite et pour la France en Europe. Allez Mesdames et Messieurs de la Droite, la France est sociologiquement à Droite. Elle attend l’alternance politique à la Gauche. Ne vous tirez pas une balle dans le pied et de manquer ainsi la transformation de la France de demain. #lr #Élections