Qui plus que lui connaissait les ambitions des uns et des autres, certainement  pas présidentiables pour la majorité, sauf peut être pour Juppé et Fillon qui se sentent "hommes d’état" ayant occupé la fonction de premier ministre. Quant aux autres ça ne pourrait être qu’un tremplin pour quémander des postes chez le vainqueur, ou se préparer pour une élection future. L’entente cordiale qui devait étoffer la campagne de la #Primaire de la droite et du centre, a commencé dès les premiers balbutiements à remonter les esprits, de tweets en palabres, les crocs ont resurgi dans des discours moins véhéments que ceux de la gauche en 2011, mais tout aussi polémiques. 

Sarkozy le gaulois, vaillant descendant de Vercingétorix

En prononçant son fameux discours sur la généalogie des français, l’ancien président ne se doutait pas qu'il allait créer la controverse. Juppé, le premier à réagir, publie le fameux tweet sur la nullité du débat et l’incongruité des propos. Chacun s’improvisait savant en la matière. Même le ministre Stéphane Le Foll s’y est mis dans une déclinaison historique remontant à l'homo sapiens. Sarkozy lance l’hameçon et tous le dardent à qui la meilleure pique. Il devient en fait la cible choisie de tous les candidat,s à gauche comme à droite. Sans doute que sa trempe guerrière et son verbe acéré met le microcosme politique sur une offensive permanente.

 

Les derniers de la classe des sondeurs à l’offensive

Fillon est rébarbatif, s’exprimant sur l'affaire Bygmalion, y dénonçant les lenteurs de la justice pour ce qu’il appelle "détournement d’argent public", alors que pour la justice, il ne s’agit là que d’une tentative de détournement, les comptes de compagne étant invalidés pour le candidat Sarkozy. L’état n’a rien remboursé, ce qui a mis l’UMP en quasi faillite, sauvé in extrémis par le Sarkothon. Il aurait préféré le voir déféré en correctionnelle, et pourquoi pas une condamnation d’inéligibilité pour quelques années, lui laissant négocier à son aise le poste de premier ministre bis, auprès de Juppé. Copé quant à lui, à court d’idée, préfère dramatiser la situation en évoquant que l’unique raison de la candidature de #Nicolas Sarkozy est sa fuite de la justice. Heureusement pour lui que le ridicule n’a jamais tué personne, cela n’empêche que même ses accusations dans le journal Le Monde ne l'ont pas propulsé dans les sondages et qu’il reste le mal aimé de la droite. Les derniers de la classe se sont retroussés les manches en vue d’une bataille rangée contre Nicolas Sarkozy. Pourquoi, puisque leur haine est si exacerbée contre lui, ne l’ont-ils pas quitté lorsqu’il était aux commandes de la France ? Une question pertinente. Fillon est resté fidèle "collaborateur" pendant cinq longues années à souffrir des sautes d’humeur du "maître" et Copé a gardé vaillamment la maison UMP sous ses directives.

 

Patrick Buisson, la mouche dans le lait

Aux yeux des français un traître demeure un traître, et la majorité d’entre eux, selon les sondages, ne daigneront pas dépenser un Kopeck pour lire son brûlot qui tombe en pleine campagne. Sans doute par reconnaissance envers celui qui l’a accueilli en sa demeure et mis en lui toute sa confiance pour mener sa politique, faisant de lui un proche conseiller, Patrick Buisson a empoigné son coutelas de trahison en exhibant à qui veut l'entendre des enregistrements d'espion en herbe. L'ex président s'est défendu tout simplement par le glaive de la justice ; mais le paria est revenu revanchard comme une mouche dans le lait pour saborder le navire Sarkozy . Celui qui devait être le candidat naturel de la droite doit se faufiler entre les balles assassines de ses ennemis mais surtout celles de ses amis. Jongler de gauche à droite et de droite à gauche en répliques à ses contradicteurs, jouer en permanence à l'équilibriste échaudé afin de rester dans la bataille, et peut-être la remporter. #Élections