La primaire de la #gauche a été éclipsée depuis le débat du vendredi 13 octobre entre les candidats centristes et républicains. Mais la raison tient aussi au calendrier : si les élections de la primaire de la droite et du centre se tiendront les 20 et 27 novembre, celles de la primaire de la gauche se dérouleront beaucoup plus tard, les 22 et 29 janvier. Donc, l'échéance la plus pressante étant celle de la droite, nous sommes aujourd'hui focalisés sur les débats entre les candidats de la droite

Encore peu de candidats, qui ne représentent pas la diversité de la gauche

C'est aussi qu'en cette mi-octobre, peu de candidats de gauche se sont encore déclarés. D'où le peu d'intérêt à organiser un débat télévisé dès maintenant. Ils sont au nombre de cinq : Arnaud Montebourg (PS), Marie-Noëlle Lienemann (PS), Benoît Hamon (PS), Gérard Filoche (PS), Jean-Luc Bennahmias (Front Démocrate) et François de Rugy (Ecologistes !). Trois socialistes frondeurs, un démocrate et un écologiste ; on s'attend à voir davantage de candidatures d'ici les prochains mois.

Certaines questions se posent, par exemple, quant à la candidature du président François Hollande, malgré son énième tombée en disgrâce (ou discrédit) depuis la publication du livre Un Président ne devrait pas dire ça... Le problème est que, plus le temps passe, plus sa candidature semble invraisemblable au fur et à mesure de ses déconvenues. En effet, il est aujourd'hui au plus bas dans les sondages. Ainsi, les candidats socialistes déjà déclarés ne croient pas à sa candidature. Pourtant, lui, se dit encore "prêt" dans une interview à L'Obs (n°2710). 

Les candidats socialistes imaginent plutôt Manuel Valls prendre le relais pour représenter la gauche de gouvernement. Plus autoritaire et charismatique, ce dernier serait plus efficace pour rassembler les anciens électeurs de François Hollande. Et Sylvia Pinel, du Parti radical de gauche, pourrait-elle également se déclarer ? C'est encore le grand flou.

L'organisation encore mal appréhendée

Quant à l'organisation de cette primaire, peu d'informations filtrent encore, ou elles sont peu claires. Où ? Dans quels bureaux de vote ? Avec quels candidats ? Quels partis représentés ? La primaire de la gauche va-t-elle s'élargir aux communistes ? Faudra-t-il, comme à droite, payer pour pouvoir voter ? A croire que seul le temps nous le dira, ou que les dirigeants mêmes des partis de gauche ne sont pas encore certains des modalités de la primaire. Malheureusement, la gauche part mal dans sa course à la présidentielle.  #Candidat #Président