#Nicolas Sarkozy aurait sans doute souhaité que la primaire à droite ne soit ouverte qu’aux électeurs…pro-Sarkozy ! Seulement voilà, l’ex-chef de l’Etat, qui a montré un visage fermé lors de la première partie du débat télévisé, n’est pas toujours très bon joueur.

Une grosse participation et Juppé est qualifié, et élu le 27 novembre

Le 20 novembre 2017, lors du premier tour de la primaire à droite il ne sera pas demandé grand-chose aux électeurs. Etre inscrit sur les listes électorales, la moindre des choses, se présenter dans le bureau de vote ad-hoc, ce qui parait logique. Après avoir versé les 2 euros destinés aux frais d’organisation, une somme pour le moins très modique, quiconque pourra glisser son bulletin après s’être engagé sur l’honneur en signant la phrase suivante : « Je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m’engage pour l’alternance afin de réussir le redressement de la France. »

Sarkozy le sait, si le nombre de votants est important, Alain Juppé aura remporté la partie. En partie grâce aux électeurs de gauche bien décidés à se choisir leur adversaire pour la Présidentielle. A ce jeu, Juppé a une belle longueur d’avance sur l’ex Président de la République à qui le peuple souhaite faire payer son bilan. Ils n’ont pas du tout envie de le voir revenir.

Hulot oui, Macron, non

Sarkozy et ses amis crient à la mauvaise moralité de ces futurs électeurs de gauche mais, en guise de moralité, Sarkozy n’est pas tout à fait vierge. C’est lui qui, en 2012, les yeux dans ceux des Français répéta par trois fois qu’il arrêtait la politique. Si tel avait le cas, le problème n’existerait pas aujourd’hui. Ce lundi 17 octobre, Alain Juppé a dénoncé sur Europe 1, les « tentatives pour dissuader les gens d'aller voter" » à la primaire de la droite et du centre ». Et d’affirmer : Moi je n'ai pas peur du suffrage universel ». Le maire de Bordeaux affirme qu’il n’a pas lancé d’appel aux gens de gauche. Il n’en a pas eu besoin et, comme tout bon candidat, quelle que soit l’élection, il prendra les voix d’où elles viendront

Juppé n’a pas manqué d’évoquer Jacques Chirac qui lui a mis « le pied à l'étrier» et avec qui il estime avoir quasiment «un lien de filiation». La cote de popularité de l’ancien président étant au plus haut, en cette période difficile pour lui, Juppé bénéficie vraiment de clignotants au vert. Et comme 600 élus centristes se sont prononcés pour sa candidature, le 12 octobre 2017, Juppé n’a plus qu’à dérouler sans commettre de faute. On peut donc s’attendre à une belle représentation centriste pour les Législatives. Et un peu plus, Juppé s’est dit ouvert à une collaboration éventuelle avec Nicolas Hulot. Plus qu’avec Emmanuel Macron alors qu’il expliquait ne pas avoir désigné son futur premier ministre parmi une dizaine de prétendants. On ne prête qu’aux riches ! #Alain Juppé #Présidentielle 2017